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Au fur et à mesure que l’être humain a évolué dans le monde moderne, sa vie est devenue plus sédentaire, et la pandémie de Covid-19 a encore accentué ce phénomène. Un tel mode de vie implique que de plus en plus de gens passent du temps en position assise. Si cela peut sembler anodin, une nouvelle étude a démontré que le fait de rester assis trop longtemps augmente le risque de dépression et d’anxiété.

Un impact indirect de la pandémie sur la santé mentale

La vie moderne oblige un grand nombre d’employés de bureau à rester assis durant leurs heures de travail. Il semblerait que la pandémie de Covid-19 ait empiré cette tendance à rester assis. En effet, la vie est devenue encore plus sédentaire pendant les périodes de confinement, et sans la possibilité d’aller au-delà des périmètres de leur domicile, les gens ont eu tendance à rester assis plus longtemps au cours d’une journée. Selon une nouvelle étude réalisée par les chercheurs de l’université d’État de l’Iowa, cette nouvelle habitude de passer plus de temps dans une position assise n’est pas sans danger, dans la mesure où cela accroît considérablement les risques de dépression et d’anxiété.

« S’asseoir est un comportement sournois. C’est quelque chose que nous faisons tout le temps sans y penser », a expliqué Jacob Meyer, auteur principal de l’étude, dans un communiqué. Notons qu’à l’origine, les chercheurs avaient mené en parallèle deux études afin de découvrir comment l’inactivité pendant la pandémie a affecté la façon dont les gens pensent, ressentent et voient le monde. « En mars 2020, nous savions que le Covid-19 allait affecter notre comportement et ce que nous pouvions faire de nombreuses manières étranges et géniales que nous ne pouvions pas prévoir », a déclaré le professeur Meyer.

Les deux études sont basées sur des enquêtes menées auprès de plus de 3 000 personnes aux États-Unis. Les résultats de la première étude ont été publiés en 2020 dans la revue International Journal of Environmental Research and Public Health. Ces résultats ont révélé que les personnes qui avaient l’habitude de pratiquer régulièrement de l’exercice physique – soit entre 2,5 et 5 heures d’exercice par semaine – ont fait face à une baisse de 32 % de leur activité au cours des périodes de confinement. L’enquête a également révélé que ces personnes se sont senties plus déprimées, anxieuses et seules pendant le confinement.

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Une mauvaise habitude qu’il faut absolument corriger

La deuxième étude – dont les résultats ont été publiés dans la revue Frontiers in Psychiatry – a de nouveau mené l’enquête sur les participants de la première étude. Il a été constaté qu’en règle générale, les gens se sont adaptés aux contraintes de la pandémie et ont signalé une amélioration de leur santé mentale. Mais cela n’a pas été le cas pour tout le monde. Les exceptions concernaient notamment les personnes dont le temps en position assise est resté élevé. Pour ces individus, les symptômes dépressifs n’ont pas diminué de la même manière que tout le monde, et ont eu tendance à être plus persistants et plus présents.

Même si cette étude indique en effet que les personnes qui restent plus longtemps en position assise sont plus sujettes à l’anxiété et la dépression, les chercheurs ont souligné qu’il s’agissait essentiellement d’une étude corrélationnelle. Autrement dit, trouver une association entre la position assise et la santé mentale n’implique pas nécessairement une causalité. « Cela mérite certainement une enquête plus approfondie », a déclaré le professeur Meyer. « Je pense qu’être conscient de certains des changements subtils que nous avons apportés pendant la pandémie et de la façon dont ils pourraient être bénéfiques ou néfastes est vraiment important alors que nous regardons de l’autre côté de la vie pandémique », a-t-il ajouté. Quoi qu’il en soit, les chercheurs insistent sur l’importance de rompre les longues périodes en position assise en se levant et en bougeant.

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