L’art au service de la collectivité : de superbes créations remplacent les publicités à Bordeaux

L’art au service de la collectivité. C’est cet adage que 17 artistes ont appliqué dans la ville de Bordeaux. Ils ont en effet remplacé les publicités des abribus par leurs oeuvres. Même plus besoin d’aller au musée !

 

Dans un monde de consommation…

Notre société n’est que publicité et consommation. Dans la rue, les affiches promotionnelles et les annonces audio s’enchainent, se succèdent, et favorisent la dépense. Si les grandes multinationales nous prennent souvent pour des vaches à lait, voire des porte-feuilles sur pattes, une organisation s’inscrit en faux : Ôboem.

Ôboem, c’est une société qui veut faire de l’art une passion accessible et visible de tous. À travers le mécénat participatif, elle veut démocratiser les oeuvres de nombreux artistes, en les affichant notamment sur les abribus de la ville de Bordeaux.

… seul l’art peut nous sauver

Le principe est simple : sur le site Internet de la société, l’internaute choisit l’oeuvre de son choix. Il décide ensuite de l’obtenir dans un des formats proposés (carte postale, carnet papier recyclé, impression sur toile, affiche…) contre une somme d’argent allant de 10 à 100 euros. L’argent permet ensuite à Ôboem d’acheter les emplacements publicitaires de la ville, et d’afficher publiquement les oeuvres des artistes.

Ainsi, l’opération a été soutenue par 130 participants. Ils ont versé près de 4500 euros à Ôboem, qui a ainsi pu exposer 17 oeuvres sur plus de 70 panneaux publicitaires de la ville de Bordeaux et ce, du 18 au 25 octobre.

Dans une interview donnée à Canal +, Ôboem explique : « Nous souhaitons utiliser les médias qui influencent nos choix de consommation pour mettre en avant des oeuvres d’artistes, pour égayer nos villes et créer des émotions qui ne sont pas liées à la consommation ». La cause est juste, et semble avoir séduit les riverains. On attend donc avec impatience la prochaine opération d’Ôboem, qui saura sans aucun doute donner à l’art la place qu’il mérite.


Une espèce animale ou végétale disparaît toutes les 20 minutes.

— @DailyGeekShow