aliments ultra-transformés démence

C’est un fait qui a été établi depuis longtemps, les aliments ultra-transformés ne sont pas bons pour la santé. Et sur la longue liste de problèmes de santé liés à ce type d’aliments, on peut désormais ajouter la démence.

Plus on en mange, plus on risque de développer une forme de démence

Les aliments transformés peuvent être définis comme étant des produits alimentaires bruts ayant été lavés, nettoyés, broyés, coupés, hachés, chauffés, pasteurisés, blanchis, cuits, mis en conserve, congelés, séchés, déshydratés, mélangés ou emballés. Autrement dit, il s’agit de tout aliment qui a été altéré par rapport à leur état naturel. Mais en matière d’aliments transformés, certains sont beaucoup plus transformés que d’autres, et les pires en la matière sont les aliments ultra-transformés.

Dans cette catégorie, nous pouvons notamment citer les charcuteries, les lasagnes industrielles, les sodas, les barres chocolatées et les chips. Comme nous le savons tous, ces aliments ne sont pas bons pour la santé, et sont notamment liés à l’obésité, au diabète, et aux problèmes cardio-vasculaires. Selon une nouvelle étude réalisée par les chercheurs de l’université médicale de Tianjin, en Chine, la consommation d’aliments ultra-transformés est également liée à la démence.

Plus précisément, les résultats de l’étude publiée dans la revue Neurology ont montré que les personnes qui consommaient les plus grandes quantités d’aliments ultra-transformés avaient un risque plus élevé de développer une démence par rapport à ceux qui en consomment à de plus faibles quantités. L’étude a également montré que pour chaque augmentation de 10 % de la consommation d’aliments ultra-transformés, les risques de développer une forme quelconque de démence augmentaient de 25 %.

Aliments démence
― Teresa Levite / Shutterstock.com

Une tendance qui peut être inversée en mangeant plus sainement

Dans le cadre de leurs recherches, les chercheurs ont utilisé les données de plus de 72 000 personnes issues de l’étude UK Biobank. Il s’agit d’une immense base de données sur la santé d’un très grand nombre d’individus au Royaume-Uni. Les chercheurs ont notamment sélectionné des participants âgés de 55 ans et plus qui ne souffraient pas de démence au début de l’étude. Ils ont été suivis pendant 10 ans en moyenne, et à la fin de l’étude, 518 personnes avaient reçu un diagnostic de démence, dont la maladie d’Alzheimer.

Tout au long de l’étude, les participants ont été soumis à des tests et des questionnaires pour évaluer leur état de santé et leurs habitudes de vie. Il y avait ainsi des questionnaires sur leur alimentation et, plus précisément, sur la quantité d’aliments ultra-transformés qu’ils ont l’habitude de manger. Après avoir pris en compte divers paramètres pouvant également influencer le risque de démence, il a été constaté que les personnes dont l’alimentation est composée à 28 % d’aliments ultra-transformés étaient plus sujettes à des problèmes de démence par rapport à celles dont l’alimentation ne contient que 9 % de ce genre d’aliments.

Il a également été constaté que les aliments ultra-transformés les plus consommés étaient les boissons, les produits sucrés et les produits laitiers ultra-transformés. Par ailleurs, les chercheurs ont également pu établir que remplacer les aliments ultra-transformés par des aliments peu ou pas du tout transformés – comme les fruits, les légumes, les légumineuses, la viande, le poisson et le lait – permettait de faire baisser le risque de démence jusqu’à 19 %. « Il est encourageant de savoir que de petits changements gérables dans le régime alimentaire peuvent faire une différence dans le risque de démence d’une personne », a ainsi conclu Huiping Li, auteur principal de l’étude, dans un communiqué.

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