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Un scientifique élabore son suicide pour pouvoir ressusciter dans une machine

Un scientifique travaille sur un projet très sérieux dans un laboratoire de l’Université d’Harvard : l’immortalité psychique, permise par l’implantion d’une partie de son cerveau dans un robot. Mais pour réaliser une première expérimentation, il va d’abord devoir mourir…

Le scientifique américain Ken Hayworth se consacre depuis plus d’une dizaine d’années à ce projet digne d’un film de science fiction : »La race humaine est sur une ligne droite vers le téléchargement de l’esprit : nous allons conserver un cerveau, le découper, le créer sur ordinateur par simulation et le connecter au corps d’un robot« , explique t-il. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel cerveau puisque le scientifique a décidé d’utiliser le sien ! Ken Hayworth a d’ors et déjà imaginé réunir tous ses proches avant de se rendre à l’hôpital pour mourir.

Loin de percevoir sa mort comme quelque chose de définitif, il ne voit là qu’une simple « pause« , puisqu’il est convaincu que dans cent ans, « les scientifiques connaitront la fonction de chaque neurone, chaque synapse et qu’ils pourront reconstruire un cerveau sur ordinateur. ». Mais avant cela, il faudra lui prélever son cerveau et remplacer son eau et sa moelle épinière par de la résine en plastique afin de le conserver. Par ailleurs Ken Hayworth est parvenu à mettre au point un procédé chimique de préservation du cerveau à l’échelle du nanomètre et à le tester sur des souris. « Je ne m’engage pas dans une ‘ruelle’. Nous avons besoin de parfaire la science pour convaincre la communauté médicale. C’est très clairement une frontière : je ne recommanderai pas une technique jusqu’à temps que nous ayons des bonnes preuves que cela fonctionne« , précise Ken Hayworth.

Même si certains scientifiques jugent ce projet totalement fou, d’autres le trouvent particulièrement ambitieux et certains des proches de Ken Hayworth, tel que professeur de neuroscience, Irving Biederman, estime grandement le scientifique : « Il était clair pour tout le monde dans le département que Ken est un ingénieur extraordinaire, un scientifique qui étudie les choses en profondeur et un penseur créatif« .

Et vous, que vous inspire un tel projet ?

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— @UNICEF_france