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Ces robots vont aider les récoltes à résister au réchauffement climatique

Une équipe de chercheurs de l’université du Missouri développent un système pour identifier les souches de plantes résistantes à la chaleur, à la sécheresse et aux inondations. Une telle étude permettrait de croiser les récoltes abondantes pour maintenir les productions alimentaires malgré les variations climatiques.

La technique

Le système est composé de deux robots primaires : une tour mobile pour surveiller les plantes et un robot itinérant qui les examine de plus près. Ces robots fournissent alors des balayages en 3D de la plante, des relevés de température, d’humidité et l’intensité de la lumière à différentes hauteurs.

Les tours sont stationnaires et peuvent raisonnablement être transportées et déplacées ainsi que fonctionner en tandem pour couvrir une plus grande surface. Elles sont équipées d’un trio de caméras qui permettent de faire des plans en 3 dimensions et des relevés thermiques. Elles peuvent également examiner les plantes dans un rayon de presque 2 mètres et sont montées sur une plateforme tournante.

Le système mobile va voir les choses de plus près. Il collecte des informations sur la croissance, le rendement et la résistance des plantes. Pour l’instant, ce robot nommé Vinobot nécessite un pilote, mais les chercheurs travaillent sur une version autonome. La plateforme robotique totale bénéficie pour son développement par les scientifiques d’une subvention de la Fondation Natural Science de 20 millions de dollars.

Un champ enneigé

L’intérêt

Le professeur Gui DeSouza, co-auteur du papier qui présente le projet, a déclaré que ces robots remplaçaient les drones car un drone est un système de surveillance lourd : « Il faut un pilote, un plan de vol et il ne peut pas voler la nuit ».

« L’idée est de corréler la façon dont une plante d’une certaine famille se développe et sa tolérance au stress par rapport aux plantes d’autres familles, afin d’identifier le gène responsable d’une résistance plus ou moins grande », déclare Gui DeSouza. Ceci permettrait de créer par croisement, une plante plus résistante aux changements climatiques.