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Pourtant dénigré, le cannabis a des bénéfices considérables pour la santé

Pourtant dénigré, le cannabis a des bénéfices considérables pour la santé

Le cannabis n’a pas très bonne réputation dans notre société. Utilisée depuis au moins 3 000 ans par la médecine traditionnelle chinoise et indienne, la marijuana semble pourtant détenir des bienfaits avérés. Aujourd’hui, les scientifiques s’intéressent enfin sérieusement à cette plante en analysant ses propriétés médicinales. Les conclusions sont là, malgré des effets psychotropes notoires, le cannabis a bien des bénéfices, que l’on vous dévoile tout de suite.

 

Il soulage la douleur

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Des douleurs musculaires via Shutterstock

La marijuana peut soulager les symptômes douloureux de la sclérose en plaques, une étude publiée en mai dans le Journal de l’Association médicale canadienne l’explique.

Jody Corey-Bloom a étudié 30 patients atteints de sclérose en plaques multiples avec des contractions douloureuses dans les muscles. Ces patients ne répondaient pas aux autres traitements, mais après avoir fumé de la marijuana pendant quelques jours, ils avaient moins de douleurs.

LE CANNABIS PEUT AIDER A SOULAGER LES PATIENTS ATTEINTS DE SCLÉROSE EN PLAQUE

De même une petite étude faite sur 21 patients souffrant de douleur chronique a prouvé que la morphine combinée au cannabis (sous forme de vapeur) soulageait la douleur plus efficacement que la morphine seule.Le THC présent dans le cannabis se lie aux récepteurs des nerfs et des muscles pour soulager la douleur. D’autres études suggèrent que ce produit chimique aide aussi à contrôler les spasmes musculaires.

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Une étude significative, elle aussi, a été réalisée sur des patients atteints d’un cancer à un stade avancé et dont la douleur n’avait pas été soulagée par des opioïdes forts. Ce groupe a donc été séparé en deux : certains recevaient sous forme de pulvérisations sous la langue, des doses contrôlées de cannabis, les autres n’avaient que des placebos. Les patients qui ont reçu de faibles doses de cannabinoïdes en pulvérisations ont nettement montré un meilleur contrôle de la douleur et moins de perte de sommeil par rapport aux patients ayant reçu le placebo.

 

 

Il contrôle les nausées et les vomissements

Les récepteurs aux cannabinoïdes présents dans les cellules du cerveau peuvent avoir un rôle dans le contrôle des nausées et des vomissements . Des études animales ont montré que la delta-9-THC et d’autres cannabinoïdes peuvent agir sur les récepteurs aux cannabinoïdes (du cerveau et du système nerveux) pour prévenir les vomissements dus à certains types de chimiothérapie.

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Une femme qui vomit via Shutterstock
La carte des pays européens et leur apport au cannabis
La carte des pays européens et leur apport au cannabis

En effet, dans les pays légalisant la marijuana a des fins médicales, les patients témoignent des bienfaits de cette plante souvent utilisé pour soulager les effets secondaires de la chimiothérapie, par exemple.

Une autre étude menée sur des patients cancéreux affirment que les patients étaient plus facilement soulager des douleurs, des nausées, des vomissements et avaient un meilleur appétit.

 

 

Il stimule l’appétit

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Un homme qui mange via Shutterstock

Un essai clinique, sur des patients atteints du VIH / SIDA et ayant subit une perte de poids, a constaté que ceux qui ont pris le delta-9-THC (présent dans le cannabis) avait un plus grand appétit et cessé de perdre du poids par rapport aux patients qui avaient reçu un placebo .

Il y a très peu d’études sur cet effet du cannabis. Une autre étude a été réalisée cette fois-ci sur des personnes en bonne santé. Elle montre qu’en inhalant du cannabis, les patients consommaient alors plus de calories, en en particulier riche en matières grasses et des collations sucrées.

 

Il contrôle l’humeur et combat l’anxiété 

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Un homme à l’hôpital via Shutterstock

En 2010, les chercheurs de la Harvard Medical School ont suggéré que que certains des avantages de la drogue peuvent effectivement être de réduire l’anxiété, ce qui permettrait d’améliorer l’humeur et d’agir comme un sédatif à faible dose.
Mais attention, des doses plus élevées peuvent augmenter au contraire l’anxiété et rendre paranoïaque.

LE CANNABIS POURRAIT RÉDUIRE L’ANXIÉTÉ CHEZ CERTAINS PATIENTS

Il existe une série de cas où les patients inhalant du cannabis étaient moins anxieux, avaient meilleure humeur, et un meilleur sens du bien-être qu’auparavant. Comme l’explique Jean-Jaques Edderai, grâce aux dernières recherches menées en 2013, on peut voir qu’il y a moins de cannabinoïdes dans le cerveau des personnes subissant l’anxiété et la peur. En consommant de la Marijuana, il y a une augmentation des cannabinoïdes contenus dans ces zones du cerveau.

 

Il réduit les cauchemars

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Un cauchemar via Shutterstock

Il s’agit d’une étude complexe qu’il faut prendre avec beaucoup de précautions. En effet, la Marijuana perturbe les cycles du sommeil en interrompant les derniers stades du sommeil paradoxal. Cela pourrait être un problème pour les utilisateurs fréquents sur le long terme.

Un soldat souffrant du syndrome de stress post-traumatique via Shutterstock
Un soldat souffrant du syndrome de stress post-traumatique via Shutterstock

Cependant, pour les personnes souffrant de cauchemars graves, en particulier ceux qui sont associés au trouble de stress post-traumatique, cela peut être utile. Les cauchemars et autres rêves se produisent au cours du sommeil paradoxal, et qui dit perturbations de ces cycles, dit aussi fin des cauchemars. Un essaie clinique sur un cannabinoïde synthétique comme le THC, a montré qu’un cannabinoïde synthétique, comme le THC ( mais pas le même ), permettait une diminution significative du nombre de cauchemars chez les patients atteints de troubles de stress post-traumatiques.

L’utilisation de la marijuana peut donc être efficace dans certains cas précis, afin d’aider à améliorer leur sommeil par rapport à des substances comme les médicaments ou l’alcool, qui pourraient être plus néfastes.

 

 

Il aide à la régénération des cellules du cerveau

Selon plusieurs études, ici, et , le cannabidiol ou CBD (un cannabinoïde présent dans la marijuana) peut aider à régénérer certaines cellules du cerveau, principalement au niveau de l’hippocampe.

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Une femme qui se tient la tête via Shutterstock

 

Il ralentit le développement des cellules cancéreuses

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Une femme atteint d’un cancer via Shutterstock

En plus de soulager les effets des traitements contre les cancers comme la chimiothérapie, les cannabinoïdes auraient bien d’autres vertus par rapport aux cancers.

Une étude du National Cancer Institute menait sur des souris a conclut que que la consommation de marijuana permettait en effet d’empêcher la croissance des tumeurs en tuant les cellules cancéreuses et en bloquant les vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur. Le cannabis serait ainsi efficace pour le traitement des cancers du colon, du foie ou même du sein.

 

Il traite l’épilepsie

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Le cannabis utilisé par la médecine via Shutterstock

Selon une étude réalisée par Robert J. DeLorenzo, de l’Université Virginia Commonwealth, la marijuana peut prévenir les crises d’épilepsie. Ainsi des rats épileptiques ont été soumis à des médicaments contenant des cannabinoïdes débarrassant les rats des convulsions pendant environ 10 heures.

« Les effets secondaires psychoactifs du cannabis rendent son utilisation pratique dans le traitement de l’épilepsie», a déclaré Robert DeLorenzo. «Si nous pouvons comprendre comment la marijuana fonctionne pour mettre fin à des crises, nous pouvons être en mesure de développer de nouveaux médicaments qui pourraient faire un meilleur travail de traitement des crises d’épilepsie. »

Du cannabis
Du cannabis

Une autre étude menée par l’Académie Américaine de Neurologie a été conduite sur 137 personnes souffrant d’épilepsie (25 d’entre eux souffraient du syndrome de Dravet et 22 autres du syndrome de Lennox-Gastaut). Le groupe a alors pris pendant 12 semaine un médicament composé à 99% du cannabinoide le plus présent dans le cannabis, le THC.

Dès lors les crises d’épilepsie ont diminué de 54%. Les crises des 25 patients souffrants du syndrome de Dravet ont été réduite de 63% alors que les 27 personnes souffrant de crises atoniques ont vu les crises diminuer de 66,7%.

 

Il ralentit la progression d’Alzheimer

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Un homme atteint de la maladie d’Alzheimer via Shutterstock

Une étude de l’Institut de recherche Scripps menée par Kim Janda assure que la marijuana peut être en mesure de ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer.
Le THC (cannabinoide le plus présent dans le cannabis) ralentit la formation de plaques dans le cerveau en bloquant la production de protéines bêta-amyloïde. Ces plaques sont celles qui s’accumulent sur les cellules du cerveau et sont caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

 

Il maintient l’homéostasie cellulaire 

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LES COMPOSÉS CHIMIQUES DU CANNABIS PERMETTENT DE MAINTENIR L’ÉQUILIBRE

MÉTABOLIQUE DES CELLULES

Une étude publiée dans l’American Journal of Medicine révèle que les fumeurs de cannabis sont plus maigre que la moyenne, et ont un métabolisme plus sain.
L’étude a analysé les données de plus de 4500 Américains adultes – 579 d’entre eux étaient des fumeurs de marijuana (ayant fumé au cours du dernier mois). Environ 2000 avaient consommé de la marijuana dans le passé, alors que 2000 autres n’avaient jamais utilisé cette plante.

L’étude révèle que leur corps a une réponse saine au sucre. Notre corps héberge un système endocannabinoïde stimulé par le cannabis (THC, CBD…). Cette association maintient l’homéostasie cellulaire (l’état où toutes nos fonctions cellulaires fonctionnent correctement) et traitent les menaces externes. Ces composés chimiques aident nos organismes à maintenir un équilibre entre la synthèse, la dégradation et le recyclage des produits cellulaires.

 

Il traite le glaucome

 

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Chez l’ophtalmologiste via Shutterstock

Selon de National Eye Institute, « les études menées dans les années 1970 ont montré que la marijuana, lorsqu’elle est fumée, réduit la pression intraoculaire (PIO) chez les personnes ayant une pression normale et ceux avec le glaucome » qui endommage le nerf optique et entraine une perte de la vision. La marijuana pourrait donc ralentir la progression de la maladie et prévenir de la cécité.

 

Il améliore la santé pulmonaire

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Un homme fume de la marijuana via Shutterstock

« Il y a clairement des effets néfastes à la consommation de tabac ; et la fumée de marijuana a de nombreux constituants similaires à la fumée de tabac, de sorte que nous avons pensé qu’elle pourrait avoir certains de ses effets nocifs », explique les chercheurs de l’une des plus grandes études à long terme mené sur la Marijuana.

LA MARIJUANA EMPÊCHE L’IRRITATION DES POUMONS

Ceci s’explique par une consommation moins importante de marijuana face au tabac (8 cigarettes par jour en moyenne), mais aussi par la façon d’inspirer la fumée. Pourtant, le résultat est là : la fumée de marijuana a eu des effets inattendus et apparemment positifs sur la fonction pulmonaire. L’étude a été menée sur 5115 jeunes adultes pendant 20 ans (depuis 1985) quand ils étaient âgés de 18 à 30.

Le THC (présent dans la marijuana) a aussi des propriétés anti-inflammatoires et immunitaires, ce qui peut empêcher l’irritation des poumons et son développement en maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), une maladie pulmonaire dévastatrice souvent causée par le tabagisme.

 

Il diminue les effets secondaires du traitement de l’hépatite C et augmente son efficacité 

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Le cannabis medicinal via Shutterstock

Le traitement de l’ hépatite C a de lourds effets secondaires (fatigue, nausées, douleurs musculaires, perte d’appétit et dépression. De nombreux patients sont tentés de ne pas terminer leur traitement.

Pourtant, une étude menée en 2006 a constaté que 86% des patients qui utilisent la marijuana ont bien terminé leur traitement de l’ hépatite C, alors que seulement 29% de non-fumeurs de cannabis ont terminé leur traitement.

La marijuana semble aussi rendre plus efficace le traitement. 54% des patients (fumeur de cannabis) atteints de l’hépatite C ont vu leurs niveaux viraux baisser et les ont gardés bas, alors que seulement 8% des non-fumeurs ont eu la même expérience.

 

Il traite les maladies inflammatoires de l’intestin

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Un homme qui a mal au ventre via Shutterstock

LE CANNABIS AUGMENTE LES LIAISONS DES CELLULES INTESTINALES

Des études suggèrent que les patients atteints de maladies inflammatoires de l’ intestin (maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique) pourraient être soulager par l’utilisation de marijuana.

Une étude de l’University of Nottingham de 2010 prouve que le THC et d’autres composés de la marijuana interagissent avec les cellules dans le corps jouant un rôle important dans la fonction intestinale et dans les réponses immunitaires. Ils augmentent la perméabilité de l’intestin et augmentent la liaison des cellules intestinales.

 

Il soulage la polyarthrite rhumatoïde

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Des médicaments à base de cannabinoides

La marijuana soulage la douleur, réduit l’inflammation et favorise le sommeil, ce qui peut des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde comme l’explique les chercheurs d’une étude menée en 2011.

Les chercheurs des unités de rhumatologie de plusieurs hôpitaux en Europe ont donné à leurs patients du Sativex, un médicament anti-douleur à base de cannabinoïdes. Après une période de deux semaines, les patients ont vu une réduction significative de la douleur et une amélioration de la qualité du sommeil par rapport aux utilisateurs de placebo.

 

Il augmente la créativité

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Un artiste via Shutterstock

Malgré la mauvaise réputation de la marijuana, cette plante a prouvé des effets mentaux positifs augmentant par exemple la créativité. Les tests destinaient à apporter de nouvelles idées ont été très concluant.

D’autres chercheurs ont constaté que certains participants ont amélioré leur « aisance verbale » lorsqu’ils utilisaient de la marijuana. Les scientifiques tentent d’expliquer cette capacité créative par la libération de dopamine dans le cerveau, réduisant les inhibitions et permettant aux gens de se sentir plus détendu, donnant au cerveau la capacité de percevoir les choses différemment.

 

Il protège le cerveau après un AVC

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Une étude (Université de Nottingham) menée sur des rats, des souris et des singes, montre que la marijuana peut aider à protéger le cerveau contre les dommages causés par un AVC, en jouant le rôle de neuroprotecteurs et en réduisant la taille de la zone affectée par l’accident.

D’autres recherches montrent que la plante peut aider à protéger le cerveau après d’autres événements traumatiques, comme les commotions cérébrales.

 

Il protège le cerveau contre les commotions et les traumatismes

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Un footballeur américain chez le medecin via Shutterstock

Une étude dans la revue Cerebral Cortex prouve que chez les souris, la marijuana diminue les contusions du cerveau et soutient les mécanismes de guérison après une blessure traumatique.

Le cannabis reste classé parmi les drogues en France et dans de nombreux pays. Pourtant, les bienfaits de cette plante pourraient aider les malades pour des usages médicaux, nécessaires et encadrés.

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