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Mutilés en Afrique à cause de leur albinisme, ces enfants retrouvent le sourire dans ce centre qui les a recueillis

La différence est depuis toujours source de discriminations. Malheureusement, certaines personnes atteintes d’albinisme ne font pas exception à la règle. Dans quelques pays d’Afrique, les albinos sont gravement mutilés. Plusieurs enfants tanzaniens ont ainsi dû être recueillis par le Global Medical Relief Fund, une association médicale basée à Philadelphie. SooCurious vous relate leur histoire tourmentée.

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L’albinisme provient d’un manque de production de mélanine, ces pigments responsables de la coloration des ongles, de la peau, des cheveux, écailles, carapace… Cela peut toucher des êtres humains mais également des animaux. C’est une condition génétique assez rare qui touche environ 1 personne sur 20 000. La plupart des personnes atteintes d’albinisme naissent en Afrique subsaharienne. Plusieurs gènes, en mutant, peuvent en être la cause, mais leurs fonctions ne sont pas toujours bien comprises. Si les deux parents sont porteurs du gène, l’enfant sera albinos. Si seulement l’un des deux l’a, l’enfant le portera mais ne sera pas albinos. Le gène se transmet ainsi.

L’albinisme est perçu de deux façons : positive ou négative. Dans le premier cas, les personnes albinos sont considérées comme magiques, possédant des pouvoirs. Loin d’être respectées pour cela, elles sont le plus souvent mutilées, les parties de leur corps amputées étant utilisées pour concocter des potions et des breuvages aux vertus mystérieuses et puissantes. Cette croyance est principalement répandue dans la régions des grands lacs, en Afrique, et exploitée par les médecins-sorciers. Les morceaux de corps des personnes albinos peuvent se vendre à un très bon prix. Dans l’autre cas, les personnes atteintes d’albinisme sont mises à l’écart et tuées car elles sont considérées comme porteuses de malchance. La superstition ambiante laisse supposer que les enfants albinos sont des fantômes. Ils sont surtout persécutés en Afrique noire.

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Ces photographies sont aussi désolantes qu’encourageantes. La différence de ces personnes les oblige à quitter leur pays, mais il y a des associations qui s’occupent de leur cas et veulent prendre soin d’eux. Cette série de clichés vous donne-t-elle foi en l’avenir ou, au contraire, vous attriste ?