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Si certains substituts d’origine végétale ressemblent de plus en plus à de la véritable viande, de nouvelles recherches montrent que ces deux types d’aliments sont loin de l’être d’un point de vue nutritionnel.

Une analyse minutieuse

Pour cette étude parue dans la revue Scientific Reports, les chercheurs de l’université Duke ont comparé 18 échantillons de viande hachée provenant de bovins nourris au fourrage à autant d’extraits d’un « substitut de viande végétal populaire ». Si la composition de cette dernière comprenait 13 éléments (protéines, graisses et vitamines) également abondants dans la viande de bœuf, l’équipe s’est spécifiquement intéressée au type et à la quantité de métabolites présents au sein de chaque échantillon.

Les métabolites sont des substances produites par les processus de régulation des cellules d’un organisme, et au fil des années, la consommation de certains d’entre eux a été associée à divers bénéfices pour la santé.

En comparant 36 boulettes cuites (18 à base de bœuf et 18 à base de substitut), les chercheurs ont constaté que sur les 190 métabolites mesurés, les concentrations de 171 d’entre eux différaient considérablement d’un type d’aliment à l’autre. Il s’est également avéré que les boulettes à base de bœuf contenaient 22 métabolites absents du substitut, tandis que les galettes à base de substitut contenaient 31 métabolites qui n’étaient pas présents dans le bœuf.

Des différences notables

Parmi les métabolites trouvés dans la viande de bœuf figuraient des nutriments tels que la créatine, la spermine, l’ansérine, la cystéamine, la glucosamine, le squalène et l’acide gras oméga-3 DHA décrit par l’équipe comme « ayant des rôles physiologiques, anti-inflammatoires et/ou immunomodulateurs potentiellement importants ».

De leur côté, les boulettes à base de substitut végétal se révélaient riches en phytostérols et en phénols. Des métabolites notamment connus pour abaisser le taux de cholestérol, réduire l’inflammation, et possédant également des effets antioxydants.

« Nous avons constaté qu’il existait de grandes différences entre la viande et ce substitut de viande d’origine végétale », explique Stephan van Vliet, auteur principal de l’étude. « Il est important que les consommateurs comprennent que ces produits ne doivent pas être considérés comme équivalents sur le plan nutritionnel, mais cela ne veut pas dire que l’un est meilleur que l’autre. »

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Gutmacher Francis

Bonsoir , à quoi bon toutes ces expériences en labo ? Mon expérience à moi ( mais pas seulement ! ) me prouve qu’ on vit bien mieux sans viande ( ni produits laitiers ! ) ; il y a 40 ans que le n’en consomme pas et je vis… Lire la suite »