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Trente-cinq ans après, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl qui a eu lieu le 26 avril 1986 marque encore les esprits et pose toujours problème. Aujourd’hui, les scientifiques qui surveillent la centrale nucléaire indiquent que des réactions de fission nucléaire se produisent à nouveau sur le site. Ces derniers affirment que « le problème n’a pas été résolu, il a simplement été stabilisé ».

Les scientifiques n’ont pas encore déterminé l’ampleur de la menace

Les instruments scientifiques qui surveillent la centrale nucléaire de Tchernobyl ont détecté un pic d’activité progressif dans une pièce inaccessible se trouvant sous les décombres. Comme cela a été annoncé dans la revue Science Mag, les chercheurs de l’Institute for Safety Problems of Nuclear Power Plants à Kiev, en Ukraine, n’ont pas encore pu déterminer si cette augmentation d’activité va se stabiliser ou risque d’aboutir à une catastrophe.

« La menace ne peut être ignorée. On craint que la réaction de fission s’accélère de façon exponentielle, ce qui entraînerait une libération incontrôlée d’énergie nucléaire. Il y a beaucoup d’incertitudes. Mais nous ne pouvons pas exclure la possibilité d’un accident de réacteur », a indiqué Maxim Saveliev de l’Institute for Safety Problems of Nuclear Power Plants.

Lors de l’accident en 1986, l’intense chaleur avait fait fondre les parois du réacteur. Un magma métallique et minéral hautement radioactif appelé corium s’est donc écoulé vers les étages inférieurs. Les scientifiques pensent qu’une partie de ce magma s’est retrouvée dans la pièce où l’on a enregistré la croissance d’activité. Cependant, ils ne peuvent pas le confirmer pour l’instant.

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Les scientifiques ont plusieurs années pour gérer la menace

Les scientifiques assurent qu’il n’y a aucun risque que la catastrophe de 1986 se reproduise. L’on craint toutefois « une libération incontrôlée d’énergie nucléaire ». Une explosion pourrait notamment entraîner l’effondrement partiel de l’ancien sarcophage, ce qui aurait pour effet de remplir la centrale nucléaire de poussière radioactive.

Pour confiner les matières radioactives et remplacer le premier sarcophage de béton et de plomb construit après la catastrophe, une arche en acier avait été installée en 2016. Celle-ci était censée protéger le site au cours des cent ans à venir. Elle n’a toutefois pas empêché la hausse du nombre de neutrons. Heureusement, cette hausse se produit lentement, ce qui laisse plusieurs années aux scientifiques pour gérer la menace.

Les plantes et les animaux prospèrent aujourd’hui dans la région, tout comme le tourisme. Tchernobyl accueille ainsi plus de 60 000 visiteurs par an, avec un pic de visites en 2019, suite à la sortie de la mini-série « Chernobyl » de HBO.

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