
L’analyse des données médicales de près de 100 000 sujets britanniques a récemment mis en évidence des liens entre la structure du sommeil et le risque de développer des dizaines de maladies.
Un vaste échantillon
Même lorsque nous parvenons à nous coucher à des heures raisonnables, la qualité du sommeil a une incidence significative sur notre santé. Alors que la plupart des recherches se sont concentrées sur sa durée quotidienne, la nouvelle étude, publiée dans la revue PLOS Medicine, a exploré sa structure (fragmentation et longueur de ses différentes phases).
Comme le rappellent ses auteurs, le sommeil paradoxal, caractérisé par des mouvements oculaires rapides, s’avère essentiel au bon fonctionnement de notre cerveau. Chez l’adulte, on estime qu’il représente 20 à 25 % de chaque cycle de sommeil et a tendance à s’allonger à l’approche du réveil.
Complexe, la relation entre ces phases, la durée totale du sommeil et les changements dans notre état de santé a également tendance à évoluer avec l’âge. Afin de mieux la comprendre, l’équipe chinoise a examiné les dossiers de dizaines de milliers de membres de la UK Biobank, dont « l’architecture » du sommeil avait été suivie à l’aide d’accéléromètres.

Plusieurs tendances mises en évidence
Parmi les 1 049 pathologies recensées chez les participants, 156 étaient liées à des variations de sa structure, avec des périodes profondes et réparatrices associées à un risque significativement plus faible pour 83 d’entre elles, notamment des maladies cardiovasculaires et divers troubles métaboliques (diabète notamment) ou psychiatriques.
La quantité de sommeil léger semblait, quant à elle, dépendre du temps total passé au lit. Une proportion importante de cette phase pouvait être bénéfique lorsqu’elle s’inscrivait dans une longue nuit, mais devenait au contraire défavorable lorsqu’elle occupait une part excessive du repos nocturne, avec un risque accru de troubles psychiques et de problèmes musculo-squelettiques.
Enfin, un sommeil trop fragmenté était également associé à des troubles métaboliques et psychiatriques, suggérant que la continuité du repos nocturne soit aussi importante que le temps passé en sommeil paradoxal.
Plus tôt, une étude avait révélé une astuce simple pour garder l’esprit vif même après une mauvaise nuit de sommeil.