© NASA/JPL-Caltech/MSSS

Le rover Curiosity de la Nasa a récemment fait une découverte surprenante en analysant les roches sédimentaires riches en argile autour de son site d’atterrissage, dans le cratère Gale. D’après la Nasa, il se pourrait que les preuves attestant de l’existence d’un ancien signe de vie sur Mars aient mystérieusement disparu.

La découverte de l’argile enthousiasme les chercheurs

Le cratère Gale dans lequel se trouve actuellement le rover Curiosity est un ancien lac créé par l’impact d’un astéroïde sur Mars il y a 3,6 milliards d’années environ. Les roches sédimentaires riches en argile enthousiasment les chercheurs car l’argile est un bon indicateur de signe de vie et qu’il résulte des minéraux rocheux qui s’érodent et se détériorent au contact de l’eau. Or, l’eau est également un élément clé de la vie. De plus, l’argile est un matériau dans lequel on retrouve des fossiles microbiens.

Pourtant, lorsque Curiosity a prélevé deux échantillons de ces roches sédimentaires datées d’il y a 3,5 milliards d’années et situées à seulement 400 m du cratère Gale, les chercheurs ont découvert qu’elles ne contenaient que la moitié de la quantité attendue d’argile. A la place, ces roches contenaient une grande quantité d’oxyde de fer, le composé qui donne à Mars sa teinte rouillée.

— Jurik Peter / Shutterstock.com

Curiosity va analyser les échantillons de roches martiennes pour savoir ce qui s’y cache

D’après les chercheurs, la disparition de l’argile serait due à la saumure. Autrement dit, de l’eau très salée se serait infiltrée dans les couches d’argile et les a enlevées. Tom Bristow, chercheur au Centre de recherche Ames de la Nasa, a déclaré dans un communiqué que les « couches de minéraux argileux se sont formées au fond du lac dans le cratère Gale. Elles sont restées ainsi (…) mais plus tard, des saumures ont détruit ces minéraux argileux à certains endroits. »  

Malgré cette déconvenue, Curiosity a foré les couches de roches martiennes et a utilisé son instrument de chimie et de minéralogie dénommé « CheMin » pour analyser les échantillons. En attendant le résultat de cette analyse, le co-auteur de l’étude, John Grotzinger, ne perd pas espoir et a déclaré dans le communiqué que « ce sont d’excellents endroits pour rechercher des preuves de la vie ancienne et évaluer l’habitabilité », rapporte Science Alert.

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