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La semaine dernière, l’Italie a bloqué l’exportation de 250 700 doses du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 vers l’Australie. Il s’agit de la mise à exécution de sa menace contre le laboratoire anglo-suédois, qui avait annoncé en janvier dernier qu’il ne pourrait livrer qu’une partie des doses attendues à l’Union européenne pendant le premier trimestre de l’année.

Une stratégie approuvée par l’Union européenne

Après l’annonce d’AstraZeneca en janvier dernier, les Européens ont mis en place un mécanisme de contrôle des exportations de vaccins pour s’assurer que les laboratoires ne commercialisent pas à d’autres des doses qui auraient dû leur être livrées. Ce nouveau dispositif n’avait jamais été utilisé auparavant. En effet, sur toutes les demandes d’autorisation déposées pendant les trois premiers mois de l’année, aucune n’avait été refusée. Cependant, ces demandes concernaient uniquement des petites quantités de vaccins contre le Covid-19.

De son côté, l’Union européenne n’a émis aucune objection pour contrer la décision prise par Rome. En France, cette stratégie a même été saluée par le gouvernement. « Bien sûr que c’est un moyen de faire pression. L’Italie a bien fait de bloquer ces livraisons. Nous faisons respecter un contrat et nous utilisons l’ensemble des leviers à notre disposition », a notamment déclaré la ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

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Distribuer les vaccins par ordre de priorité

Un porte-parole de la Commission européenne a refusé de donner des détails sur le retard de la livraison d’AstraZeneca, ainsi que sur l’évolution de la campagne de vaccination en Europe pendant le second trimestre de l’année. Ce dernier a tout simplement déclaré que la Commission avait entamé des pourparlers avec le laboratoire pour qu’il respecte ses engagements dans les délais prévus.

De son côté, le gouvernement australien a déclaré comprendre la décision prise par le gouvernement italien. « En Italie, les gens meurent au rythme de 300 par jour. Je peux donc comprendre le niveau élevé d’inquiétude qui existe en Italie et dans de nombreux pays d’Europe. Ils sont dans une situation de crise. Ce n’est pas le cas en Australie », a déclaré le Premier ministre australien Scott Morrison, soulignant que cette expédition de vaccins n’était pas une de celles sur lesquelles le pays comptait.

En effet, la situation est plus alarmante en Italie, où l’on compte en moyenne 18 600 nouveaux cas et 286 décès quotidiens. En comparaison, l’Australie enregistre très peu de nouveaux cas et aucun décès par jour.

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