En analysant votre ADN, les scientifiques sont capables de prédire le nombre d’années qu’il vous reste à vivre

Une-sablier Un sablier via Shutterstock

Serait-il possible de prédire son espérance de vie exacte ? C’est en tout cas ce que veut parvenir à faire Steve Horvath, un scientifique américain, depuis quelques années. Après 14 ans de suivi sur 5 000 personnes âgées, il semble avoir mis la main sur un marqueur biologique clé pouvant prédire la longévité et présent chez chaque individu.

L’âge réel d’une personne ne correspond pas nécessairement à son âge biologique. En effet, un corps peut montrer des signes de vieillissement plus avancé par rapport à son âge réel et ainsi réduire son espérance de vie. Ce fait, bien connu des biologistes, a servi de point de départ au scientifique Steve Horvath (Université de Californie, États-Unis), dont le but était de réussir à prédire la longévité d’une personne en déterminant son âge biologique, plus proche de la réalité que son âge sur le papier.

Par le biais de prises de sang réalisées sur 5000 personnes âgées, le scientifique a pu analyser l’ADN et plus précisément le taux de méthylation contenu à l’intérieur. Pour mieux comprendre ce dont il s’agit, il existe des molécules appelées « groupements méthyles » à certains endroits de la séquence ADN, dont le taux croît avec l’âge : très rapidement pendant l’enfance d’abord, puis de manière plus modérée à l’âge adulte. Ce taux varie d’un individu à l’autre.

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C’est justement en analysant la quantité des groupes méthyles que Steve Horvath a découvert un marqueur clé permettant de décoder l’âge biologique d’une personne. Il a déterminé que plus le taux de méthylation est élevé (plus la quantité de groupe méthyle est grande), plus l’âge biologique est supérieur à l’âge réel. Ces travaux, publiés le 30 janvier 2015 dans la revue Genome Biology, ont révélé que d’après les résultats des prises de sang des 5000 individus, l’âge biologique prédit grâce au taux de méthylation correspondait étroitement à l’âge de décès constaté.

En effet, le scientifique aurait constaté que, si on ne prend pas en compte les facteurs externes comme le niveau social, les maladies telles que le diabète ou les pathologies cardiovasculaires, pour un âge biologique estimé à 5 ans supérieur à l’âge réel, la probabilité de mortalité de l’individu augmentait de 16 %.

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Incroyable ! À la rédaction, nous sommes impressionnés par cette découverte qui pourrait changer notre façon de voir la vie ! Et vous ? Aimeriez-vous connaître la date exacte de votre décès ou préférez-vous vivre au jour le jour sans vous soucier de cela  ?


Les plus grandes aventures sont intérieures.

— Hergé