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— Roman Prokhorov / Shutterstock.com

Les piqûres de tiques peuvent faire des ravages sur la santé, pouvant notamment causer la maladie de Lyme et le syndrome de l’alpha-gal. Heureusement, la science ne cesse de progresser et des chercheurs ont découvert une protéine qui pourrait prévenir les maladies transmises par ces petits arachnides.

Les morsures de tiques, un danger pour la santé humaine

Les maladies transmises par les tiques représentent une menace complexe et évolutive pour la santé publique dans le monde entier. Ces maladies, transmises par les piqûres de tiques infectées, englobent un large éventail d’agents pathogènes. Parmi les maladies causées par les piqûres de tiques, la plus connue est la maladie de Lyme, causée par la bactérie Borrelia burgdorferi. Une autre maladie inquiétante transmise par les tiques est la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses, causée par la bactérie Rickettsia rickettsii.

Beaucoup plus rare, et bien moins connu, les piqûres de tiques peuvent aussi causer le syndrome de l’alpha-gal, qui se manifeste par une allergie alimentaire à la viande rouge. Cette allergie est causée par la transmission des molécules disaccharides alpha-gal présentes dans la salive des tiques. Avec l’expansion des habitats des tiques entraînée par le changement climatique et l’exposition humaine accrue à ces arachnides, essayer de trouver des moyens plus efficaces pour prévenir ces maladies est devenu primordial.

Dans une nouvelle étude, les chercheurs de l’université d’État de Washington ont trouvé un moyen potentiel pour servir de méthode de prévention aux maladies transmises par les tiques. Selon les résultats de l’étude publiée dans la revue mBio, bloquer une protéine essentielle à la survie et la propagation de certaines bactéries chez les tiques pourrait permettre d’empêcher les tiques de transmettre ces agents pathogènes des animaux aux humains. Les chercheurs ont découvert cette protéine en examinant Anaplasma phagocytophilum, un agent zoonotique transmis par les tiques.

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— Maria T Hoffman / Shutterstock.com

Vers la découverte d’un nouveau moyen de prévention

Il faut savoir qu’Anaplasma phagocytophilum est l’agent pathogène qui cause l’anaplasmose, une maladie transmise à l’Homme par les piqûres de tiques, principalement par la tique du cerf. L’anaplasmose se manifeste par des symptômes pseudogrippaux, notamment de la fièvre, des maux de tête sévères, des douleurs musculaires et de la fatigue. Elle peut entraîner des complications plus graves si elle n’est pas traitée. Le traitement de cette maladie est généralement la prise d’antibiotiques.

Pour en revenir à la fameuse protéine, les analyses ont montré qu’elle est en fait produite par la bactérie afin d’assurer sa survie et sa propagation dans les cellules des tiques. Tout commence lorsque les tiques contractent la bactérie en se nourrissant d’un animal infecté. Afin de survivre dans la tique jusqu’à la prochaine transmission, la bactérie sécrète des protéines – dont la protéine AteA nouvellement découverte – afin de reprogrammer les cellules hôtes des tiques et de manipuler les voies de l’hôte au profit de l’agent pathogène.

Pour l’instant, les scientifiques ne savent pas encore comment bloquer la protéine, mais ils comptent bien le découvrir. « Si nous parvenons à comprendre les mécanismes en jeu, nous pourrons peut-être bloquer cette protéine et empêcher les tiques de propager la bactérie aux humains. Nous pourrions briser tout ce cycle de transmission », a déclaré Jason Park, auteur principal de l’étude.    

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