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Les produits végétariens et végans fleurissent de plus en plus dans les rayons des boutiques biologiques mais également dans les supermarchés. S’ils ont pour réputation d’être des produits naturels et sains pour notre santé, ils n’en restent pas moins des produits transformés et sont désormais pointés du doigt. En effet, une étude met en avant leur faible teneur en protéines végétales et le nombre d’eau bien trop important qu’ils contiennent. 

Les faiblesses des produits végétariens pointées du doigt

Si les produits végétariens et végans sont de plus en plus présents dans nos rayons et considérés comme sains et bons pour notre santé, il n’en restent pas moins des produits transformés ayant plusieurs faiblesses. Celles-ci sont effectivement pointées du doigt par l’association de consommateurs Consommation Logement Cadre de Vie (CLCV).

Dans une enquête publiée ce lundi 28 septembre, la CLCV a réalisé une étude de 95 produits végétariens, notamment des imitations de viande, des galettes végétales et des produits panés. Le premier point négatif soulevé est la grande quantité d’eau que contiennent les produits végétariens. “Les ingrédients d’origine végétale ne représentent en moyenne que 39 % de la recette. (…) Quid de la suite de la recette ? Elle est composée de matières grasses, de sel, d’épices et d’additifs”, comme cela est spécifié dans l’enquête. Les galettes végétales contiennent quant à elles 53 % d’ingrédients d’origine végétale. De plus, parmi les 95 produits végétariens et végans analysés, “huit produits sur dix contiennent au moins un additif”.

En outre, l’association de défense des consommateurs dénonce le manque de transparence concernant l’origine des ingrédients : “Seulement 19 % des produits en précisent la provenance réelle sur leur emballage, surtout quand une mention telle que ‘fabriqué en France’ ou un drapeau français apparaissent sur l’emballage.

Par ailleurs, “consommer ces produits ultra-transformés végétaux n’est pas à la portée de tous les budgets”. En effet, par exemple, un steak végétal coûte 13 euros le kilo contre 10,50 euros le kilo pour un steak d’origine animale. “Acheter plus cher ne garantira pas un meilleur Nutri-Score, plus d’ingrédients d’origine végétale et moins d’additifs”, a également précisé la CLCV. Seuls 20 % des produits concernés précisaient “leur profil nutritionnel, bien qu’ils soient dans l’ensemble plutôt bons d’un point de vue nutritionnel”. Parmi eux, 83 % obtiennent la note A et B, comme l’a ajouté l’association.

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Pourquoi ces produits sont composés d’autant d’eau et d’additifs ? 

Selon le Groupe d’étude et de promotion des protéines végétales (GEPV), “dire simplement que ces produits sont principalement composés d’eau, c’est méconnaître un fait très simple : les protéines végétales sont en réalité des farines (…) qui doivent nécessairement être réhydratées pour former des produits alimentaires”.

Les additifs sont quant à eux “utilisés pour des fonctionnalités particulières, en particulier pour donner une texture agréable et ils répondent aux normes strictes de l’Agence européenne de sécurité des aliments”, a ajouté le GEPV.

Des résultats positifs en matière de Nutri-Score

Malgré ces points négatifs, la CLCV pointe tout de même du doigt les bons résultats de ces produits au Nutri-Score. 60 % des produits végétariens étudiés ont effectivement un score A et aucun d’entre eux n’a obtenu le score E. 

La CLCV appelle tout de même les distributeurs et industriels à indiquer le Nutri-Score, système de notation de la valeur nutritionnelle d’un produit, pour pouvoir réaliser “une comparaison rapide des qualités nutritionnelles des produits et à la création d’un label officiel reconnu par l’État pour apporter une information fiable et claire au consommateur”.  

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