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Nous ingérons chaque jour à notre insu de nombreux produits chimiques d’usage courant se trouvant dans l’environnement. Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco ont découvert 109 produits chimiques différents dans le sang de femmes enceintes et de nouveau-nés.

Des résultats préoccupants

55 produits chimiques jamais détectés chez l’Homme ont été retrouvés chez des femmes enceintes. Les chercheurs ont choisi d’effectuer ces prélèvements sur des femmes enceintes, car la grossesse est une « période critique de développement pour les risques sanitaires futurs ». Pour cette étude, ils ont notamment analysé 60 échantillons de sang, dont 30 provenant de femmes enceintes et 30 de leur cordon ombilical. Pour identifier les substances chimiques, ils ont utilisé la spectrométrie de masse.

Dans un communiqué, les chercheurs ont expliqué que ces produits chimiques trouvés dans le sang de femmes enceintes et de nouveau-nés seraient présents dans le corps depuis longtemps sans que l’on puisse les déceler. Certains d’entre eux auraient été trouvés à la fois chez la mère et l’enfant. Ainsi, ils auraient voyagé à travers le placenta dans l’utérus, lieu de développement du fœtus.

Tracey Woodruff, l’auteure principale de l’étude, a indiqué que ces expositions qui surviennent pendant la grossesse sont très préoccupantes, étant donné que c’est une période de développement extrêmement vulnérable. Elle a expliqué que cela est susceptible d’influencer la santé de la mère plus tard. Par conséquent, « cela peut avoir des conséquences sur l’enfance et la vie ».

—Valeria Aksakova / Shutterstock.com

Des produits utilisés dans la vie quotidienne

Parmi les produits chimiques trouvés, 55 n’avaient jamais été détectés chez l’Homme auparavant et 42 sont des produits mystérieux dont les sources environnementales sont inconnues. En outre, les substances identifiées se trouveraient dans de nombreux produits. Parmi elles, 28 sont des produits cosmétiques, 19 des produits pharmaceutiques, 23 des pesticides et 2 des substances perfluoroalkylées (PFAS).

Selon Tracey Woodruff, les chercheurs projetteraient d’étudier la toxicité de ces produits chimiques nouvellement détectés dans le corps et d’apprendre comment ils affectent les tissus. Cela permettrait de récolter des informations permettant de prévenir les maladies et les effets néfastes sur la santé. En outre, ils espèrent également pouvoir identifier les nouveaux produits chimiques grâce à la spectrométrie de masse.

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RUSTINETTE
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RUSTINETTE

depuis les années 1950 on nous empoissonnent tranquillement sous autorisation, merci à tous ces industriels qui créent eux même leurs « laboratoire de scientifique » pour nous MENTIR sur les risques de leurs produits, penser au tabac, qui soit disant était bon pour la santé, que la nicotine n’était soit disant pas… Lire la suite »