Si à l’origine les pesticides étaient considérés comme des produits miracles pour se débarrasser des insectes et autres nuisibles, il s’est finalement avéré que c’est surtout un produit nocif pour l’environnement et la santé. À cause d’un manque de connaissances sur le sujet, l’État a admis ses responsabilités quant à la pollution au chlordécone aux Antilles.

Un constat réalisé 40 ans après les méfaits

Après avoir utilisé le chlordécone pour traiter les bananeraies dans les Antilles, l’État a finalement admis sa part de responsabilité dans cette catastrophe écologique. En effet, c’est l’État qui a autorisé l’utilisation de ce produit hautement toxique entre 1972 et 1993. Pour les anciens dirigeants, mais également pour les agriculteurs et autres acteurs économiques de l’époque, le chlordécone a représenté la solution idéale pour protéger les plantations. Ce manque de conscience a désormais des conséquences déplorables.

Ce constat fait suite aux recherches menées par la commission d’enquête parlementaire sur le chlordécone qui s’est penchée sur les effets négatifs de l’usage de ce produit, mais également sur les responsabilités quant aux origines de cette catastrophe environnementale. 40 ans après l’usage de ce produit nocif, l’État a certainement une grande part de responsabilité dans l’affaire, notamment pour avoir autorisé la vente du chlordécone malgré son profil hautement toxique.

Les solutions préconisées pour résoudre le problème

Il faut savoir que beaucoup d’inquiétude est générée par la pollution au chlordécone, dans la mesure où cela affecte énormément la santé de la population locale. Cela a également un impact considérable sur l’économie, étant donné que même l’eau est polluée au chlordécone, si bien que cela freine de manière conséquente les activités comme la pêche et l’usage de l’eau dans l’agriculture.

— arlequin / Shutterstock.com

Face à ce problème, l’État a pris soin de faire en sorte qu’il y ait réparation pour préjudices. Ainsi, un fonds d’indemnisation a été proposé pour venir en aide aux agriculteurs et pêcheurs dont le travail a été affecté par la pollution au chlordécone. Ce fonds s’adresse également aux malades pour l’acquisition de produits phytopharmaceutiques nécessaires pour leur traitement ; ainsi que pour le financement de nouvelles recherches sur le chlordécone. Par ailleurs, de nouveaux plans pour résoudre le problème du chlordécone sont prévus pour 2020.

Selon la députée Justine Benin : « Indéniablement, l’État est le premier responsable… mais ces responsabilités sont partagées avec les acteurs économiques. » De fait, elle espère que le rapport de la commission d’enquête parlementaire apportera « des perspectives de développement et de solutions pour sortir de cette pollution. » À noter que selon les données de Santé publique France, 92 % de la population martiniquaise est actuellement contaminée au chlordécone.

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