pollution

Il est important de savoir que la pollution atmosphérique est un facteur très important lorsqu’il s’agit des maladies du système respiratoire. Une étude a révélé que la pollution atmosphérique augmente considérablement les risques de cancer du poumon après seulement trois ans d’exposition.

La pollution de l’air est un facteur important de cancer du poumon 

Le cancer du poumon est le deuxième cancer le plus répandu dans le monde. C’est le cancer le plus répandu chez les hommes et le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes. Rien qu’en 2020, il a été diagnostiqué plus de 2,2 millions de nouveaux cas de cancer du poumon. La principale cause du cancer du poumon est le tabagisme. Mais au cours des dernières années, il a été constaté que la pollution de l’air est également un facteur de risque très important de cette maladie.

Une nouvelle étude réalisée par les chercheurs du Francis Crick Institute au Royaume-Uni a souligné la gravité de ce facteur de risque. Les chercheurs ont mis en garde sur le fait que seulement trois ans d’exposition fréquente à la pollution atmosphérique – et plus précisément aux particules fines de l’air – peut augmenter considérablement les risques de développer un cancer du poumon. Les chercheurs ont également constaté que le problème affectait principalement les non-fumeurs et ceux qui fument peu.

Selon les résultats de l’étude publiée dans la revue Nature, cela serait dû au fait que les microparticules dans l’air activent des cellules pulmonaires normalement inactives qui hébergent des mutations cancérigènes. Notons que, selon les statistiques, sur quatre personnes atteintes d’un cancer du poumon, une personne n’a jamais fumé. Cette étude confirme que la qualité de l’air et l’exposition à divers polluants jouent un rôle important dans le risque d’apparition de cancer du poumon. Ainsi, cela souligne la nécessité d’agir pour réduire la pollution et préserver la santé publique.

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— R R / Shutterstock.com

Un problème qui concerne principalement les non-fumeurs

« Notre étude a fondamentalement changé la façon dont nous percevons le cancer du poumon chez les personnes qui n’ont jamais fumé », a expliqué Charles Swanton, auteur principal de l’étude, dans un communiqué. « Les cellules porteuses de mutations cancérigènes s’accumulent naturellement à mesure que nous vieillissons, mais elles sont normalement inactives. Nous avons démontré que la pollution de l’air réveille ces cellules dans les poumons, les encourageant à se développer et à former potentiellement des tumeurs », a-t-il ajouté.

Pour aboutir à leurs conclusions, les chercheurs ont analysé les niveaux de particules fines PM2,5 et l’incidence du cancer du poumon chez 33 000 non-fumeurs au Royaume-Uni, au Canada, en Corée du Sud et à Taïwan. Les chercheurs se sont concentrés sur les personnes présentant des mutations du gène EGFR, un marqueur du cancer du poumon chez les non-fumeurs et les fumeurs sporadiques. Les résultats montrent une association claire entre les niveaux de pollution de l’air et l’apparition de tumeurs.

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