— Sourabh Bharti / Shutterstock.com

En Inde, la culture légale du pavot pour l’opium est un véritable business. Elle est autorisée par l’Etat à des fins médicinales. Toutefois, de plus en plus de perroquets semblent accros à cette plante. Néanmoins, incontrôlables, ils saccagent des champs de pavot. Une perte considérable et catastrophique pour les producteurs.

DES OISEAUX ACCROS À L’OPIUM

En Inde, et surtout dans la région centrale du Madhya, la culture de pavot pour l’opium est une grande entreprise. Ce commerce représente 75 % des activités dans cette région : 38 000 hectares de pavot y sont cultivés par près de 30 000 agriculteurs spécialisés. Il est autorisé par l’Etat à des fins médicinales afin de produire de la codéine et de la morphine. Le pays est d’ailleurs le premier producteur mondial d’opium légal.

Désormais les producteurs doivent faire face à des hordes de perroquets devenus accros à ces graines, tout comme certaines personnes peuvent l’être avec le café. « Il leur procure instantanément un boost d’énergie. Une fois qu’ils ont expérimenté cette sensation ils tombent rapidement dans une addiction », explique le docteur Chundawat, spécialiste de l’opium au Collège d’horticulture de Mandsaur.

« Les vols bancals et désorientés des perroquets rendent leur état d’intoxication évident. Ils finissent souvent par s’écraser sur les arbres et les branches ou sont retrouvés groggis dans les champs après un étourdissement, s’envolant une fois l’effet estompé avant de revenir à nouveau », explique à son tour le journal local DNA India.

UNE PERTE CONSIDÉRABLE POUR LES AGRICULTEURS

Ces invasions de perroquets incontrôlables deviennent de plus en plus un calvaire pour les agriculteurs et leurs productions. « Une fleur de pavot donne entre 20 à 25 grammes d’opium. Mais un large groupe de perroquets se nourrit entre 30 à 40 fois quotidiennement, certains emportant même les gousses. Tout cela affecte la production », s’inquiète un agriculteur local auprès de NDTV, chaîne d’information indienne. Ces oiseaux attaquent les champs en masse à l’abri des regards.

« Nous perdons jusqu’à 10 à 15 % de notre récolte à cause de ces perroquets. Il n’y a aucun moyen de se protéger contre eux », s’indigne à son tour Narendra Singh, cultivateur d’opium de Pratapgarh, ville de l’Uttar Pradesh située au nord du Madhya Pradesh. Jusqu’à présent, quelques méthodes ont été testées afin de les faire fuir. Néanmoins, ni les feux d’artifice ou encore les mégaphones n’ont porté leurs fruits…



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DOMINIQUE GUILLEMENT

a titre d’info:il ne s’agit pas de perroquets mais de:PERRUCHES A COLLIERS