Alzheimer
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L’une des plus grandes peurs des personnes âgées est la maladie d’Alzheimer qui provoque la dégénérescence des cellules nerveuses et leur mort progressive. Au début, le malade a une perte de mémoire modérée mais au fur et à mesure que l’Alzheimer évolue, il perd son autonomie. Et les recherches ont suggéré que l’origine de cette maladie est l’accumulation des plaques amyloïdes.

Cette théorie a dernièrement été remise en cause par plusieurs études. Il semblerait que ces plaques soient en réalité une conséquence de la maladie d’Alzheimer et non la cause comme nous l’avions toujours pensé. Les scientifiques commencent à penser que la maladie nait ailleurs dans le corps.

A propos de l’ancienne théorie

En 1906, le psychiatre et neuroanatomiste Alois Alzheimer a constaté un processus pathologique particulièrement grave dans le cortex cérébral. En faisant l’autopsie d’une femme de 50 ans qui souffrait de pertes de mémoire, de délire, d’agressivité, d’hallucinations et de confusion, des plaques distinctives sur le cerveau ont retenu son attention. Il s’agit des amas de protéines bêta-amyloïdes, qui sont toujours considérés comme la cause de la maladie d’Alzheimer.

Toutefois, la théorie a dernièrement été très critiquée pour deux raisons dans une nouvelle étude parue dans le Journal of Alzheimer Disease. D’abord, de nombreux sujets ont ces plaques dans le cerveau mais ne sont pas atteints par la maladie. Ensuite, les essais cliniques sur les médicaments qui réduisent ces plaques ont été infructueux, à une exception près. De plus, des recherches ont prouvé que des niveaux réduits de bêta-amyloïde soluble ou bêta-amyloïde 42 ont aggravé la maladie de plusieurs patients.

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Concernant la récente étude

Le principal objectif de la récente étude était de découvrir la quantité de plaques dans le cerveau ou la quantité de bêta-amyloïde 42 qui est la plus importante dans la progression de la maladie d’Alzheimer. Les scientifiques n’ont pas encore publié les résultats. Cependant, ils ont expliqué qu’il est possible que le processus de la maladie démarre à l’intérieur des neurones et non à l’extérieur.

En faisant des tests sur un groupe de personnes présentant une mutation génétique héréditaire rare les exposant à un risque élevé de développer cette maladie, ils ont découvert que le bêta-amyloïde 42 est plus nocif que la quantité de plaques. Cette théorie pourrait accélérer le développement de stratégies pour prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer.

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