Les phénomènes météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents ces dernières années. D’après l’ONU, ils devraient se multiplier en raison du réchauffement climatique. Pour limiter les victimes des tornades, cyclones, pluies torrentielles et autres, l’organisation veut instaurer un réseau mondial d’alerte précoce.

Une grande partie de la population africaine n’est pas couverte

A l’heure actuelle, environ un tiers de la population mondiale ne dispose d’aucun système d’alerte pour prévenir des catastrophes météorologiques, en particulier dans les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement. En Afrique, le problème est particulièrement important, car 60 % de la population n’est pas couverte.

« Cette situation est inacceptable. Le dérèglement climatique d’origine humaine cause aujourd’hui des dégâts dans toutes les régions du monde. La moitié de l’humanité est déjà dans la zone de danger et la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes augmenteront à mesure que le réchauffement de la planète s’accentuera », a déclaré Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, lors de la journée météorologique mondiale.

Ce dernier a ainsi demandé à l’Organisation météorologique mondiale de s’occuper de ce projet et de présenter un plan d’action pour la prochaine Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tiendra en Égypte en novembre 2022.

— FotoKina / Shutterstock.com

Un investissement nécessaire

La mise en place de ce réseau mondial d’alerte précoce devrait coûter environ 1,5 milliard de dollars. Pour l’ONU, il s’agit d’un investissement nécessaire, pouvant sauver de nombreuses vies. En effet, ces systèmes d’alertes se sont révélés très utiles dans les lieux où ils ont été mis en place. Ils permettent notamment à la population de trouver un abri à l’avance et de mieux protéger leurs biens. Ils permettent également aux secours de mieux se préparer.

Entre 1970 et 2019, le nombre de catastrophes dans le monde s’est multiplié par cinq en raison du changement climatique. Cependant, l’instauration de meilleurs systèmes d’alertes a permis de diviser par trois le nombre de victimes sur la même période.

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