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La Nouvelle-Zélande continue de mettre en avant les droits des femmes. Auparavant, les entreprises néo-zélandaises devaient accorder un congé de deuil en cas de fausse couche après vingt semaines de grossesse. Le 24 mars dernier, après un vote à l’unanimité, le parlement néo-zélandais a adopté un congé payé en cas de naissance d’un enfant mort-né ou de fausse couche, même avant la vingtième semaine de grossesse.

Une loi votée à l’unanimité

Cette nouvelle législation accorde un congé de trois jours aux femmes qui donnent naissance à un enfant mort-né ou qui subissent une fausse couche, ainsi qu’à leur conjoint. En outre, ce congé spécial est également accordé aux parents faisant face à la perte d’un fœtus dans le cadre d’une procédure de gestation pour autrui (GPA). En revanche, il ne s’applique pas aux femmes qui procèdent à un avortement.

D’après le ministère de la Santé de la Nouvelle-Zélande, une à deux grossesses sur dix se termineraient par une fausse couche (mort avant la 28e semaine de grossesse) et environ une grossesse sur deux cents se terminerait par une mortinaissance (mort après la 28e semaine de grossesse).

« Le deuil qui accompagne une fausse couche n’est pas une maladie, c’est une perte, et il faut du temps pour se remettre physiquement et mentalement d’une telle perte », a expliqué la députée travailliste Ginny Andersen. À l’origine de ce projet de loi, cette dernière a indiqué lors de l’examen de la loi au Parlement que certaines entreprises obligeaient les employés à utiliser leurs congés maladie.

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D’autres pays pourraient également adopter cette loi

La députée a expliqué que cette nouvelle loi s’inscrivait dans une longue tradition législative, qui a fait du pays un pionnier pour le droit des femmes. « J’espère que si nous sommes un des premiers, nous ne serons pas un des derniers, et que d’autres pays commenceront à légiférer pour un système de congés juste et emprunt de compassion qui reconnaisse la douleur et le deuil qu’engendrent une fausse couche ou la naissance d’un enfant mort-né », a-t-elle déclaré.

En Inde, une loi accorde déjà six semaines de congé aux femmes victimes de fausse couche. Cependant, comme la grande majorité des employés de ce pays effectuent un travail informel, peu de personnes bénéficient de ce droit. En Australie, les femmes qui subissent une fausse couche après 12 semaines de grossesse peuvent également bénéficier d’un congé payé. En revanche, les employeurs accordent uniquement un congé maternité en cas de fausse couche ou de mort à l’accouchement après 22 semaines d’aménorrhée en France.

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