― Rob Hainer / Shutterstock.com

En se décomposant, les objets en plastique comme les sacs et les bouteilles deviennent des microplastiques. Ceux-ci se trouvent pratiquement partout. Une nouvelle étude suggère que les bébés pourraient être exposés à de hauts niveaux de microplastiques. Leurs selles contiendraient notamment dix fois plus de microplastiques que celles des adultes.

Les microplastiques sont partout

Des quantités inquiétantes de microplastiques ont été retrouvées dans les selles des bébés. Cette étude a été menée par la New York University School of Medicine. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont analysé les matières fécales de plusieurs enfants de moins d’un an. Ils se sont concentrés sur le polytéréphtalate d’éthylène (PET) et le polycarbonate. Ils n’ont pas pris en compte le polypropylène – un plastique utilisé dans les couches – pour s’assurer que les plastiques ne provenaient pas des couches.

La présence de ces microplastiques dans les selles des bébés n’est pas une surprise, car ceux-ci se trouvent un peu partout (jouets, vêtements, biberons, tapis, récipients en plastique, etc.). Les scientifiques précisent que les préparations dans les biberons en plastique libèrent des millions de microplastiques.

Inhibition comportementale bébé
— Oksana Kuzmina / Shutterstock.com

Quel impact sur la santé des bébés ?

Il y a une vingtaine d’années, nous pensions que le plastique était inoffensif. Cependant, des études récentes démontrent que ce n’est pas le cas. Selon les résultats d’une étude datant de 2019, les petits morceaux de plastique peuvent traverser les membranes cellulaires pour s’infiltrer dans le système sanguin du corps humain. Cela peut provoquer une inflammation ou la mort des cellules, affectant ainsi le système immunitaire.

En outre, les plastiques contiennent également des produits chimiques perturbateurs hormonaux qui pourraient affecter la santé reproductive, métabolique et neurologique. Ces produits chimiques inquiètent tout particulièrement les scientifiques, car les bébés sont plus vulnérables à ces effets que les adultes, en raison du développement de leur corps.

Pour l’instant, les scientifiques ne sont pas en mesure d’identifier le réel risque pour la santé des bébés. Ceux-ci espèrent pouvoir mener davantage de recherches sur le sujet. Kurunthachalam Kannan, professeur de médecine environnementale et de pédiatrie à la faculté de médecine de l’université de New York, indique qu’une étude sur un public plus large serait extrêmement coûteuse : « Il faut des millions de dollars pour mener une étude comme celle-là avec 1 000 échantillons. Bien sûr, ce sera une excellente étude, mais elle nécessite beaucoup de ressources », a-t-il déclaré.

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C’est un scandale.