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— Rainer Fuhrmann / Shutterstock.com

Alors que plusieurs études antérieures avaient suggéré que la capacité des chiens à manifester de l’affection envers les humains était postérieure à leur domestication, il y a 15 000 ans, de nouvelles recherches révèlent que les loups en sont également capables.

Des expériences révélatrices

Après avoir élevé des louveteaux et des chiots de l’âge de dix jours à 23 semaines, un équipe de chercheurs dirigée par l’université de Stockholm a effectué une série de tests comportementaux destinés à mesurer les comportements d’attachement chez les canidés. Ces expériences ont révélé que les deux espèces étaient capables de faire spontanément la distinction entre un étranger et une personne familière, et qu’elles manifestaient davantage de comportements de recherche de proximité et d’affiliation envers cette dernière.

Selon les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Ecology and Evolution, la présence d’une personne familière a agi comme un véritable tampon pour les loups, les aidant à se calmer lors de ces situations stressantes.

« Il était très clair que les loups, comme les chiens, préféraient la personne familière à l’étranger », explique la chercheuse Christina Hansen Wheat. « Mais ce qui était peut-être encore plus frappant, c’est que si les chiens n’étaient pas particulièrement affectés par la situation de test, les loups l’étaient. »

loups
— Martin Prochazkacz / Shutterstock.com

« Ils faisaient les cent pas dans la salle de test, mais lorsque la personne familière, un éleveur qui les avait côtoyés toute leur vie, est entrée, ce comportement a cessé, indiquant que sa présence entraînait une nette réduction de leurs niveaux de stress social. Je ne pense pas que cela ait jamais été démontré auparavant chez eux, et cela confirme l’existence d’un lien fort entre ces animaux et la personne familière. »

Mieux cerner l’origine des comportements aujourd’hui observés chez les chiens

Selon le Dr Hansen Wheat, ces similitudes entre les loups et les chiens pourraient permettre de mieux cerner l’origine des comportements que nous observons aujourd’hui chez nos compagnons canins.

« Avec des études antérieures apportant d’importantes contributions à cette question, je pense qu’il est maintenant approprié d’entretenir l’idée qu’il existe une variation du comportement d’attachement dirigé par l’Homme chez les loups », explique-t-elle. « Ce comportement aurait pu être une cible potentielle pour les pressions sélectives précoces exercées pendant la domestication du chien. »

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