Jarres vin
— Dan Henson / Shutterstock.com

La fabrication de vin remonte à des millénaires. Récemment, des chercheurs ont découvert des jarres qui contenaient du vin aux alentours du port de San Felice Circeo en Italie. L’Empire romain était influent dans le monde mais aussi en Italie. De plus, c’est en Italie que la culture du vin a débuté. Mais nombreux sont les territoires romains qui ont aussi fabriqué du vin et la découverte de ces jarres a permis de percer ses secrets.

Une combinaison de techniques plus avancées pour mieux conserver le vin

Le processus de fabrication du vin n’a pas de grand secret. Pourtant, les chercheurs sont intrigués par la façon dont les anciens concevaient leur vin. Pour mieux avancer dans leurs recherches, les trois jarres découvertes ont fait l’objet d’une étude qui a été publiée dans la revue PLOS One. En effet, ces jarres ont été découvertes à environ 90 kilomètres au sud-est de Rome. Mais ce qui est encore plus impressionnant, c’est que d’autres artefacts ont aussi été découverts sur le site.

D’après des recherches plus approfondies, les pots en argile auraient été conçus à l’apogée du 1er ou 2e siècle avant J.-C. Le contenu de ces jarres a révélé que lors de la fermentation de ces vins, plusieurs techniques plus modernes ont été utilisées. Pour mieux connaître le procédé chimique utilisé, l’équipe a aussi étudié les amphores.

jarres vin
© Louise Chassouant et al., (2022), PLOS One.

Les jarres ont été étudiées pour connaître leur contenu

L’une des techniques utilisées est la combinaison de la chromatographie en phase gazeuse et de la spectrométrie de masse. Les deux permettent donc de séparer et d’analyser les composants chimiques. Pour concrétiser cela, les restes présents dans les amphores ont été recueillis. Des traces de pollen ont également été recherchées. Mais les chercheurs ont affirmé que cela n’est pas souvent effectué dans les analyses d’artefacts. Généralement, la détection de pollen est effectuée lorsque l’on essaie de comparer des données environnementales.

Le pollen analysé a donc permis de comprendre que du vin rouge et du vin blanc ont été stockés dans les jarres. Le raisin qui a servi à leur fabrication aurait donc été cultivé au même endroit. En revanche, l’équipe n’a pas été en mesure de déterminer s’il avait été cultivé de manière sauvage ou domestique. Des produits importés ont quand même été trouvés dans les jarres. Il s’agit de poix de goudron. En effet, cet ingrédient serait d’origine sicilienne puisque son commerce était florissant dans cette région durant cette époque. En revanche, l’utilisation de la poix n’a pas encore été déterminée, mais les chercheurs supposent que c’était pour donner plus de goût au vin.

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