Image d’illustration — Arthur Greenberg / Shutterstock.com

Au cœur des forêts luxuriantes et vallonnées de l’Assam, en Inde, des archéologues ont mis au jour des dizaines de jarres géantes en pierre, qui pourraient avoir été utilisées par un peuple ancien et mystérieux dans le cadre de rituels funéraires.

65 jarres mégalithiques

Décrites dans la revue Asian Archaeology, ces 65 jarres en grès géantes entièrement ou partiellement enfouies dans le sol ont été découvertes par hasard au cours de travaux visant à examiner de sites archéologiques connus. Mesurant jusqu’à trois mètres de haut pour deux de large, ces objets de forme allongée et cylindrique ou sphérique s’avèrent assez similaires aux jarres précédemment mises au jour dans d’autres régions d’Asie du Sud, notamment au Laos (voir image ci-dessus) et en Indonésie.

Selon les archéologues, les individus les ayant façonnées ne semblaient pas être liés à des cultures ou à des groupes encore présents en Inde, faisant de ces artefacts les ultimes témoignages d’un peuple disparu. En ce qui concerne leur fonction, plusieurs indices laissent
penser que ces objets étaient utilisés à des fins rituelles.

« Les Naga, les groupes ethniques actuels du nord-est de l’Inde, racontent qu’ils ont trouvé les jarres d’Assam remplies de restes de crémation, de perles et d’autres objets », explique Nicholas Skopal, auteur principal de l’étude. « Il s’agit d’une piste crédible, sachant que les artefacts similaires précédemment découverts au Laos contenaient également des fragments d’os incinérés. »

Préserver l’héritage culturel

« De telles découvertes soulignent l’importance de préserver l’héritage culturel », dit Skopal.  « Plus nous mettons de temps à retrouver ces objets, plus il y a de chances qu’ils soient détruits, car de plus en plus de zones de cette région sont défrichées ou déboisées pour pouvoir être cultivées. »

L’équipe n’ayant fouillé qu’une zone très limitée, il est probable que de nombreux artefacts de ce type soient prochainement mis au jour dans la région. Les chercheurs ont indiqué collaborer activement avec les communautés locales afin de localiser les sites potentiels.

« Une fois qu’ils auront été enregistrés, il deviendra plus facile de les protéger et de les entretenir », conclut Skopal.

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