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Malgré la pandémie de Covid-19, le trafic d’animaux sauvages continue à faire des ravages de par le monde. Récemment, des dizaines de perruches ont notamment été trouvées, emprisonnées dans des bouteilles en plastique en Indonésie.

Un crime dont les auteurs restent inconnus

Des dizaines de perruches ont été introduites clandestinement sur un navire amarré dans la région orientale de la Papouasie en Indonésie a rapporté 30 Millions d’amis. Les volatiles étaient emballés dans des bouteilles en plastique. Les oiseaux avaient été découverts par les membres de l’équipage du bateau après que ces derniers ont entendu des bruits provenant d’une grande boîte. Après leur découverte, ils ont contacté la police de la ville de Fakfak. « Les membres d’équipage nous ont dit suspecter qu’il y avait des animaux à l’intérieur de la boîte parce qu’ils entendaient des bruits étranges », a expliqué le porte-parole de la police locale, Dodik Junaidi.

Les forces de l’ordre ont également déclaré que parmi les perruches trouvées, 64 étaient encore vivantes et 10 avaient péri. Tous les perroquets trouvés étaient des loris tricolores, ou loris à calotte noire. Cet oiseau multicolore est une espèce protégée en Indonésie. Aucune arrestation n’a pour l’instant été effectuée. Par ailleurs, la police a également expliqué que les investigations n’ont pas encore donné d’informations sur l’endroit où ces perruches devaient être envoyées.

Un problème récurrent en Indonésie

Ce n’est pas la première fois que des trafiquants utilisent ce procédé pour la contrebande d’oiseaux exotiques. En 2015, la police indonésienne a arrêté un homme qui a tenté de réaliser une exportation illégale de cacatoès soufrés en les enfermant dans des bouteilles. Il est à savoir que le trafic de perroquets est essentiellement destiné au commerce pour animaux domestiques. Si ce sont les loris tricolores qui ont été l’objet d’une tentative de contrebande pour cette affaire, il faut savoir que les forêts indonésiennes abritent plus de 130 espèces d’oiseaux menacées, a rapporté l’ONG Traffic. Ces derniers sont tous ciblés par les contrebandiers.

Tout comme le lori tricolore, la majorité de ces oiseaux sont destinés au commerce d’animaux domestiques. Ces oiseaux – ainsi que leurs œufs – sont ainsi vendus sur des marchés aviaires locaux, ou envoyés illégalement à l’exportation. Ce commerce illégal s’explique en grande partie par le fait qu’en Indonésie et dans d’autres pays, le fait de posséder un oiseau exotique est une démonstration de richesse et de pouvoir. Ainsi, certaines espèces d’oiseaux peuvent coûter très cher. Par exemple, un cacatoès d’Indonésie peut être vendu à plus de 30 000 dollars sur le marché noir.

Face à cette situation, l’ONG Traffic a enjoint les autorités indonésiennes à prendre des mesures plus strictes pour les trafiquants d’oiseaux exotiques. « L’Indonésie mène peut-être la charge dans les interceptions de trafic d’oiseaux dans la région, mais ce qu’il faut, c’est davantage d’arrestations et une véritable répression des acteurs de la source au marché », a déclaré Elizabeth John, responsable de la lutte contre le commerce des espèces sauvages chez Traffic, à BBC.  

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