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Nombreux sont les adolescents et jeunes adultes ayant subi le harcèlement scolaire. Cela arrive tant dans l’enseignement privé que dans l’enseignement public. Plusieurs victimes ont déjà succombé à la torture mentale qu’elles enduraient au quotidien. Une proposition de loi concernant le sujet a été adoptée et mise en vigueur par le Parlement français.

Les points essentiels à retenir sur la proposition de loi

Le harcèlement scolaire est une violence souvent très peu visible qui cause des dommages importants, particulièrement chez les plus vulnérables comme les enfants. Une proposition de loi visant à lutter contre ce fléau a été adoptée par le Parlement.

Ainsi, toute forme de harcèlement scolaire est interdite. Notamment les petites remarques sur le physique, les humiliations publiques, les petites piques, les intimidations, les menaces, les violences verbales, le racket, les agressions physiques, les insultes, le rejet social, la mise à l’écart et le cyberharcèlement.

Il est aussi mentionné dans cette proposition de loi que le personnel du monde de l’éducation a le devoir de détecter, de prévenir et d’accompagner tout cas de harcèlement scolaire. Pour cela, ils assisteront à des formations et auront l’aide du personnel médical comme des infirmiers, des assistants de service social et des psychologues. Un possible remboursement au même titre que les maladies au régime d’assurance pour les victimes a été envisagé.

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10 ans de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 150 000 €

L’amende à payer par les harceleurs dépend du nombre de jours pendant lesquels la victime n’a pas pu travailler. Dans les cas extrêmes, c’est-à-dire si la victime a eu recours au suicide, l’amende est de 150 000 € avec une peine de 10 ans d’emprisonnement.

Les instruments technologiques utilisés par les harceleurs seront confisqués. Il s’agit de la réquisition des téléphones et des ordinateurs portables. La loi souligne également que les plateformes et les fournisseurs d’accès à internet devraient, à l’avenant, mettre un frein au cyberharcèlement en signalant et modérant les contenus de harcèlement scolaire sur les réseaux sociaux.

Mais le fin mot de cette histoire est la prévention, bien que les signes d’un harcèlement soient parfois très difficiles à discerner. En premier lieu, il est du devoir des parents de savoir ce qui se passe dans la vie de leurs enfants. Ils doivent favoriser la communication avec ces derniers. En second lieu, ce qui se passe au sein d’un établissement scolaire reste de l’autorité du personnel de cet établissement. Toute absence de réaction face au harcèlement scolaire est jugée comme de la non-assistance à personne en danger. Vous pensez que votre enfant est victime de harcèlement scolaire ? Découvrez comment l’identifier, le prévenir et le contrer.

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