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Trois enfants atteints d’une maladie génétique rare avaient besoin d’une greffe de rein. Grâce à une technique de transplantation unique, les médecins ont réussi à remplacer leurs organes sans que la prise de médicaments immunosuppresseurs ne soit nécessaire.

Réduire le risque de rejet sans recourir aux immunosuppresseurs lors des greffes de rein

En général, après une greffe, les receveurs d’organes doivent prendre des médicaments immunosuppresseurs pour le reste de leur vie, afin d’empêcher leur système immunitaire de le rejeter. Ces patients sont ainsi plus sujets aux infections et aux cancers, et même dans ce cas, les immunosuppresseurs n’éliminent pas complètement le risque que leur corps finisse par attaquer l’organe.

Afin de réduire ou de supprimer la nécessité de recourir à ces composés, les médecins ont essayé de transplanter des cellules souches du donneur chez le receveur, en même temps que son nouvel organe. Issues de la moelle osseuse, ces dernières se différencient en différents types de cellules sanguines, y compris des types de cellules immunitaires appelées lymphocytes qui signalent la présence de tout corps étranger dans l’organisme.

En théorie, puisque ces cellules souches proviennent du donneur, l’organisme du receveur considérerait l’organe nouvellement transplanté comme familier, ce qui aurait pour effet de réduire le risque de rejet. Malheureusement, ces greffes de cellules souches comportent un risque important : une affection appelée maladie du greffon contre l’hôte, dans laquelle les nouvelles cellules immunitaires ciblent l’organisme du greffé.

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Trois patients atteints d’une maladie immunitaire rare

Dans le cadre de travaux publiés dans le New England Journal of Medicine, des médecins de Stanford ont mis au point une approche innovante pour transplanter des reins et des cellules souches chez les patients. Jusqu’à présent, aucun des trois patients ayant subi l’intervention n’a nécessité de traitement immunosuppresseur ou développé de maladie du greffon.

Âgés de 7 à 8 ans, les greffés sont atteints d’une maladie immunitaire rare appelée dysplasie immuno-osseuse de Schimke (SIOD). Celle-ci se caractérise par une insuffisance rénale chronique nécessitant une transplantation rénale, et provoque une insuffisance de la moelle osseuse, impliquant une greffe de cellules souches.

Dans le cas de ces trois patients, un parent est devenu à la fois donneur de cellules souches et de rein pour son enfant. Les médecins ont d’abord réalisé la greffe de cellules souches puis, cinq à dix mois plus tard, une fois que l’enfant s’était remis de l’opération, celle du rein.

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Des résultats spectaculaires

Aujourd’hui, 22 à 34 mois après la seconde opération, leurs nouveaux reins fonctionnent parfaitement et les enfants ont retrouvé une vie normale. « Ce sont de vrais miracles ambulants », a déclaré la mère de l’un d’entre eux. « En plus de ne pas avoir besoin de traitements immunosuppresseurs, ils ne présentent plus de signe de SIOD. »

Baptisée DISOT (Dual Immune Solid Organ Transplant), la nouvelle procédure a été approuvée par l’Administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA) pour les patients atteints de certaines pathologies ayant un impact sur les reins.

Espérant que l’approche sera prochainement approuvée comme option de traitement pour de nombreux autres patients nécessitant une telle greffe, l’équipe prévoit d’étudier la possibilité de l’adapter pour d’autres transplantations d’organes solides.

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Marie-Françoise
Marie-Françoise
2 jours

Un vrai miracle pour les patients. A quand cette technique en France ?