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L’avenir de notre planète est au cœur des préoccupations depuis plusieurs années. Malheureusement, les mauvaises nouvelles s’enchaînent. Selon une nouvelle étude, la forêt amazonienne brésilienne, l’un des poumons de la Terre, libère plus de dioxyde de carbone qu’elle n’en absorbe depuis une décennie.

La forêt émet une grande quantité de CO2

La forêt amazonienne représente la moitié des forêts tropicales à travers le monde. De son côté, la forêt brésilienne représente 60 % de cette forêt primaire, qui absorbe entre 25 et 30 % des gaz à effet de serre émis par l’humanité. D’après cette étude publiée dans Nature Climate Change, cette dernière aurait émis 16,6 milliards de tonnes de CO2 et retiré seulement 13,9 milliards de tonnes de CO2 de 2010 à 2019.

Ainsi, la forêt amazonienne brésilienne aurait libéré un peu moins de 20 % de dioxyde de carbone pendant cette période. Pour en venir à cette conclusion, les chercheurs ont examiné le volume de CO2 absorbé et stocké au fur et à mesure de la croissance de la forêt, par rapport aux quantités rejetées dans l’atmosphère lorsqu’elle a été brûlée ou détruite.

D’après les scientifiques, la déforestation ne serait pas le seul facteur provoquant ce phénomène. En effet, les « dégradations » seraient au cœur du problème. Contrairement aux déforestations qui font disparaître la surface de la forêt, les dégradations abîment la végétation, sans la détruire en entier. L’on parle notamment des arbres fragilisés en bordure des zones déforestées, des coupes sélectives, des petits incendies, ou encore de l’obtention des arbres liés à la sécheresse.

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La situation pourrait empirer si aucune mesure n’est mise en place par les autorités brésiliennes

« Nous nous y attendions à moitié, mais c’est la première fois qu’on a des chiffres qui montrent qu’on a basculé et que l’Amazonie brésilienne est émettrice. Pour l’instant, les autres pays compensent les pertes de l’Amazonie brésilienne et l’ensemble de l’Amazonie n’a pas encore basculé, mais elle pourrait le faire bientôt », a déclaré Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l’Institut français de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.

Comme le chercheur l’a indiqué, nous ne sommes pas encore au point de non-retour. L’Institut français de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement explique toutefois que « le Brésil a connu une forte baisse de l’application des politiques de protection de l’environnement après le changement de gouvernement en 2019 », c’est-à-dire lorsque le président brésilien populiste et climatosceptique Jair Bolsonaro est arrivé au pouvoir. Le pire est ainsi à craindre.

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