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Construit au Néolithique et occupé jusqu’à l’âge du bronze, le site mégalithique de Stonehenge fait partie des monuments les plus célèbres du Royaume-Uni. De récentes recherches ont permis d’en apprendre davantage sur sa principale utilité.

Un alignement évocateur

La possibilité que Stonehenge ait été utilisé comme une sorte de calendrier solaire, en raison de la disposition particulière des pierres le composant, est loin d’être nouvelle : une telle hypothèse avait été formulée pour la première fois au XVIIIe siècle. Une récente analyse publiée dans la revue Antiquity a permis de le confirmer, en révélant de précieux détails au sujet de son fonctionnement.

« L’alignement solsticial clair de Stonehenge a poussé de nombreux érudits et scientifiques à suggérer que le site constituait une sorte de calendrier depuis l’antiquaire William Stukeley », explique Timothy Darvill, chercheur à l’université de Bournemouth et auteur principal de l’étude. « Nos travaux ont montré qu’il était basé sur une année solaire tropicale de 365,25 jours. »

Selon les chercheurs, des pierres particulières disposées en cercle semblaient marquer le début de chacun des douze mois, eux-même divisés en trois semaines de 10 jours chacune. Bien que nos semaines en comportent sept, l’équipe souligne que ce découpage semblant aujourd’hui inhabituel était utilisé dans d’autres parties du monde à l’époque de la construction du monument mégalithique.

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« Son utilisation s’est développée dans l’est de la Méditerranée aux alentours de 3000 avant J.-C. », explique Darvill. « Il a été adopté en Égypte comme calendrier civil environ 300 ans plus tard et restait encore largement utilisé au début de l’Ancien Empire vers 2600 avant notre ère. »

Des cultures éloignées mais liées

Il n’existe actuellement pas de preuves claires de voies de communication étroites entre Stonehenge, la Méditerranée ou l’Égypte, mais les longs périples n’étaient pas rares à cette époque. Les chercheurs évoquent notamment l’exemple de « l’Archer d’Amesbury », homme de l’âge du bronze né dans les Alpes et s’étant vraisemblablement installé en Grande-Bretagne à l’adolescence, dont la sépulture avait été découverte à proximité du site britannique.

Si ces travaux permettent d’approfondir notre compréhension de Stonehenge, les auteurs de l’étude espèrent que de futures recherches, comprenant éventuellement des analyses ADN, permettront d’établir plus clairement un lien entre ces cultures éloignées.

« La confirmation de l’existence d’un calendrier solaire suggère que les cérémonies et festivités qui se déroulaient à Stonehenge étaient liées au tissu même de l’Univers et aux mouvements célestes », conclut Darvill.

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