― Ti_ser / Shutterstock.com

Présents en Floride depuis les années 1980, les pythons se sont multipliés sur le territoire au fil des années, jusqu’à devenir une espèce invasive. Aujourd’hui, les autorités locales envisagent d’employer une méthode assez surprenante pour réguler la population croissante dans les Everglades. Ils sont notamment en train de déterminer si le reptile peut être mangé sans nuire à la santé des consommateurs.

Une espèce invasive en Floride

Il y a quelques semaines, deux Américains ont capturé un python faisant six mètres de long et cinquante kilogrammes dans le parc national des Everglades, un record national selon la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission. Les pythons sont particulièrement présents dans cette région. Si l’on ignore leur nombre exact, l’on estime qu’entre 100 000 et 300 000 individus pourraient trouver refuge dans ces contrées.

Malheureusement, ce reptile menace l’écosystème des Everglades. Pour se nourrir, il s’attaque notamment aux espèces natives de la région. Une étude datant de 2012 pointait une baisse respective de 99,3 % et 98,9 % des populations de ratons laveurs et d’opossums depuis les années 1990. Deux mammifères qui se trouveraient régulièrement dans le ventre des pythons capturés dans le parc situé en Floride.

― GagliardiPhotography / Shutterstock.com

Les autorités réfléchissent à des solutions contre cette menace

Pour faire face à l’invasion, un programme d’élimination des pythons a été mis en place en 2017. Depuis, plus de 6 000 spécimens ont été capturés, dont environ 2 000 au cours des huit premiers mois de l’année 2020. En outre, la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission et le South Florida Water Management District encouragent également la population locale à abattre les serpents « sans cruauté » lorsqu’ils le peuvent.

Alors que plusieurs patrouilles continuent de traquer les serpents, la Florida Fish and Wildlife Conservation Commission et le Florida Department of Health se sont alliés pour mener une nouvelle étude visant à déterminer si l’espèce peut être consommée sans conséquence pour la santé. Les scientifiques devront notamment évaluer le niveau de mercure dans l’organisme des animaux.

« Le mercure se bioaccumule dans l’environnement et l’on retrouve des concentrations élevées de mercure au sommet de la chaîne alimentaire où les pythons se sont malheureusement positionnés. Nous nous attendons à ce que les résultats découragent le public de consommer des pythons, mais si nous pouvons déterminer qu’ils peuvent être mangés en toute sécurité, cela sera très utile pour contrôler leur population », a expliqué Mike Kirkland, responsable du Python Elimination Program.

COMMENTEZ

connectez-vous pour commenter
avatar
  S’abonner  
Notifier de