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De nouvelles recherches indiquent qu’une seule séance d’entraînement stimule suffisamment la production de protéines anticancéreuses pour ralentir significativement la croissance tumorale chez des patients atteints d’un cancer avancé de la prostate.

Des niveaux de myokines décuplés

Si le lien entre des niveaux plus élevés d’activité physique et des risques plus faibles de cancer est bien documenté, l’exercice est également connu pour influencer positivement l’issue de la maladie. L’an passé, des scientifiques chercheurs australiens avaient fait suivre à un groupe de 10 hommes atteints d’un cancer de la prostate un programme d’exercice de 12 semaines, et observé une nette augmentation des niveaux sanguins de myokines (protéines produites par les muscles squelettiques connues pour limiter la croissance tumorale).

Pour cette nouvelle étude publiée dans la revue Prostate Cancer Prostatic Diseases, l’équipe de l’université Edith-Cowan a approfondi l’étude du pouvoir anticancéreux des myokines, en prélevant des échantillons sanguins avant, immédiatement ainsi qu’une demi-heure après une séance d’entrainement unique de 34 minutes sur un vélo d’appartement.

Également atteints d’un cancer de la prostate avancé, les neuf patients suivis présentaient des taux élevés de ces protéines immédiatement après l’effort, retombés à des niveaux proches de ceux observés avant la séance 30 minutes plus tard.

— Csaba Deli / Shutterstock.com

Une croissance tumorale réduite de 17 %

Pour démontrer les propriétés anticancéreuses de ces protéines, l’équipe a exposé des cellules cancéreuses de la prostate aux échantillons de sérum et constaté que les niveaux élevés de myokines dans les échantillons prélevés immédiatement après l’exercice réduisaient jusqu’à 17 % la croissance tumorale.

« Nous démontrons pour la première fois qu’une seule séance d’exercice vigoureux entraîne une augmentation radicale des niveaux de myokines chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate avancé », avance Rob Newton, auteur principal de l’étude. « Ces résultats éclairent la progression plus lente de la maladie ainsi que les meilleurs taux de survie observés chez les patients pratiquant régulièrement une activité sportive. »

Si ces travaux ne visaient pas à déterminer la quantité optimale d’exercice, les auteurs de l’étude estiment qu’une séance quotidienne d’au moins 20 minutes, impliquant un entraînement de résistance pour développer les muscles, permettrait d’augmenter significativement la capacité de l’organisme à produire des myokines.

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