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En l’absence de traitement miracle nous permettant de vivre éternellement, l’exercice constitue l’un des principaux moyens de préserver notre capital santé. De récentes recherches ont déterminé sa durée et son intensité idéales.

Des résultats frappants

Ayant impliqué l’analyse des données de santé de plus de 116 000 sujets sur une période de 30 ans, cette vaste étude récemment publiée dans la revue Circulation a révélé qu’une activité physique hebdomadaire d’intensité modérée de 300 à 600 minutes, ou plus soutenue de 150 à 300 minutes, constituait la formule idéale pour allonger son espérance de vie et réduire son risque de mortalité toutes causes confondues.

Le ministère américain de la Santé recommande actuellement 150 à 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine (marche, gymnastique suédoise…), ou 75 à 150 minutes d’exercice hebdomadaire d’intensité plus soutenue (natation, course à pied, cyclisme…). Les auteurs de l’étude ont constaté que les sujets ayant suivi ces directives présentaient un risque global de mortalité 20 à 21 % (intensité modérée) ou 19 % (intensité soutenue) plus faible.

Si cette baisse était encore plus marquée chez les sujets ayant une activité physique hebdomadaire d’intensité modérée d’une durée allant jusqu’à 600 minutes (26 à 31 %), les bénéfices étaient beaucoup plus anecdotiques dans le cas d’une pratique plus intense.

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De façon plus spécifique, ces travaux ont également montré qu’un niveau d’activité physique conforme aux recommandations énoncées plus haut impliquait un risque de maladie cardiovasculaire respectivement 22 à 25 % (intensité modérée) et 31 % (intensité soutenue) plus faible.

La question des niveaux d’exercice excessifs

Ces dernières années, différentes recherches avaient suggéré que des niveaux d’exercice excessifs (impliquant une durée au moins trois fois supérieure à celle recommandée) pouvaient présenter certains risques pour la santé, comme un durcissement des artères à un âge avancé. Bien que l’étude n’ait pas indiqué une telle corrélation, elle n’a pas non plus révélé de bénéfices significatifs en termes de réduction du risque de mortalité.

« Nos travaux constituent une base solide sur laquelle s’appuyer pour déterminer la durée et l’intensité idéales de l’activité physique afin de préserver son capital santé », estime Dong Hoon Lee, chercheur à Harvard et auteur principal de l’étude.

« Ces résultats confortent les recommandations nationales actuelles en matière d’activité physique et suggèrent en outre que les bénéfices maximums peuvent être obtenus en pratiquant des activités d’intensité modérée, soutenue, ou en combinant les deux. »

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