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Image d’illustration — gustavoquiroga / Shutterstock.com

L’épave du HMS Erebus continue de révéler ses secrets. Au cours de récentes fouilles, des chercheurs ont trouvé un véritable butin archéologique, incluant instruments de mesure et de navigation, armes et pièces de monnaie.

Butin archéologique

Construit en 1826 par la Royal Navy, le HMS Erebus était un voilier bombardier réaménagé, utilisé pour explorer l’Antarctique et l’Arctique, respectivement au cours des expéditions Ross (1839-1843) et Franklin (1848). Visant à franchir les dernières sections non naviguées du passage du Nord-Ouest, entre les océans Atlantique et Pacifique, cette dernière a connu une fin tragique après que le HMS Erebus et son navire-jumeau, le HMS Terror, se sont retrouvés pris dans les glaces près de l’île canadienne du Roi-Guillaume.

Au bout d’un an, les membres d’équipage se sont résolus à quitter leurs navires dans l’optique de rallier, à pied, le continent canadien, mais sont tous morts au cours de cette longue marche de 400 kilomètres.

Localisée en 2014, l’épave engloutie du HMS Erebus a récemment fait l’objet d’une nouvelle série de fouilles, ayant conduit à la découverte de centaines d’artefacts. À l’intérieur de la cabine du présumé sous-lieutenant Henry Dundas Le Vesconte, les archéologues ont récupéré une règle, un thermomètre intact, une couverture de livre en cuir et une canne à pêche dotée d’un moulinet en laiton.

Si le garde-manger de l’intendant s’est révélé renfermer une semelle de botte en cuir, des bocaux de stockage et une fiole encore scellée, une collection de fossiles non identifiés a été trouvée dans la cabine du troisième lieutenant James Fairholme, et un véritable trésor archéologique (pistolets, équipements militaires, chaussures, flacons médicinaux et pièces de monnaie) dans le gaillard d’avant, où vivait la majeure partie de l’équipage.

De nouvelles pièces du puzzle

Selon l’équipe, de telles trouvailles archéologiques offrent un aperçu précieux de la vie à bord du HMS Erebus et contribuent à faire la lumière sur la funeste (et encore mystérieuse) expédition Franklin.

« Grâce au travail important de Parcs Canada et de ses partenaires inuits, des pièces de ce puzzle sont récupérées, ce qui nous permet de mieux comprendre ses péripéties tragiques », a déclaré dans un communiqué le ministre de l’Environnement et du Changement climatique canadien Steven Guilbeault.

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