Le monde est actuellement focalisé sur la pandémie du Covid-19. Hélas, cette maladie n’empêche pas tant d’autres à gangrener la planète. En République Démocratique du Congo notamment, une seconde épidémie d’Ebola est en train de secouer durement le pays, sans compter la pire épidémie de rougeole du monde.

La République démocratique du Congo soumise à trois vagues d’épidémie

La République démocratique du Congo n’a pas encore officiellement déclaré la fin d’Ebola car une nouvelle vague d’épidémie a éclaté en août 2018, faisant au moins 2243 morts. Et la maladie reste bel et bien présente dans la mesure où les responsables de la santé locale ont confirmé une nouvelle épidémie d’Ebola au Congo, a annoncé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé. Toujours selon les informations rapportées par l’OMS, les autorités congolaises avaient identifié six cas, dont quatre décès d’Ebola au nord du pays, près de Mbandaka, capitale de la province Équateur.

L’OMS a également ajouté que le pays était soumis à une nouvelle crise sanitaire, puisque la RDC est déjà aux prises avec le COVID-19 et la plus grande épidémie de rougeole au monde. En effet, cette épidémie est un coup dur pour la République démocratique du Congo, qui a subi trois épidémies d’Ebola depuis 2017. Elle lutte également contre une épidémie de rougeole qui a tué plus de 6 000 personnes, et le Covid-19 qui en a infecté plus de 3 000 et en a tué 71. « Cette épidémie nous rappelle que le Covid-19 n’est pas la seule menace pour la santé à laquelle les gens sont confrontés », a tweeté le directeur général de l’OMS.

― Chaikom / Shutterstock.com

Une nouvelle tragique à l’aube de la fin de la précédente épidémie d’Ebola

Il est à savoir que cette nouvelle épidémie est la onzième au Congo depuis la découverte du virus près de la rivière Ebola en 1976. La nouvelle est d’autant plus tragique que le ministère de la Santé devait, 2 jours plus tard, faire une déclaration sur la fin de l’épidémie dans l’est du Nord-Kivu, lorsque la nouvelle chaîne d’infection a été confirmée. Aucun nouveau cas n’y avait pourtant été détecté depuis plus de 30 jours. Avant l’OMS, c’est le gouverneur de la province Équateur, Bobo Boloko Bolumbu, qui avait annoncé la nouvelle dans une radio locale.

Selon le gouverneur, des échantillons avaient été envoyés à l’INRB, l’organisation nationale de recherche médicale du pays à Kinshasa, pour confirmer que c’était bien une nouvelle épidémie d’Ebola qui sévissait dans la région. Malgré la gravité de la situation, le gouverneur a incité la population au calme et à la prudence. « Je demande à la population de rester calme et de continuer à respecter les mesures d’hygiène. Lavez-vous régulièrement les mains avec du savon. Ne saluez pas, disons, avec vos mains. Ne touchez pas les personnes malades ou mortes qui ont de la fièvre ou des saignements », a-t-il déclaré.

Pour faire face à cette situation extrêmement difficile, l’OMS a déjà assuré que des équipes étaient déjà sur place pour aider les médecins locaux à maîtriser la multiple épidémie. Le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, a tenu à préciser dans un communiqué : « Pour renforcer le leadership local, l’OMS prévoit d’envoyer une équipe pour soutenir l’intensification de la riposte. » Durant une conférence de presse, le Dr Moeti a aussi expliqué que l’OMS mène l’enquête sur la traçabilité de l’épidémie, afin de savoir s’il a un lien avec une les cas d’Ebola au Nord-Kivu, la seule région du Congo placé sous urgence sanitaire à cause de l’Ebola. Étant donné la nouvelle épidémie, cependant, l’OMS a étendu l’urgence sanitaire dans tout le pays a rapporté l’AFP.

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