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Tout comme l’Homme, les animaux peuvent aussi contribuer à l’accélération du réchauffement climatique. Selon une modélisation réalisée par des chercheurs de l’université du Queensland, en Australie, les cochons sauvages seraient responsables des émissions de 4,9 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an dans le monde.

Les cochons sauvages agissent comme des tracteurs

Les cochons sauvages génèrent autant d’émissions de carbone qu’un million de voitures. Les chercheurs expliquent dans leur étude que les cochons sauvages sont semblables aux tracteurs qui labourent les champs. À la recherche de nourriture, ils déracinent le sol et labourent la terre sur leur passage. Cela expose les microbes du sol à l’oxygène. Ceux-ci se reproduisent alors rapidement et peuvent produire des émissions de carbone sous forme de CO2.

« Comme le sol contient près de trois fois plus de carbone que l’atmosphère, même une petite fraction du carbone émis par le sol a le potentiel d’accélérer le changement climatique », a expliqué l’auteur de l’étude Christopher O’Bryan. Avec ses collègues, ce dernier a conçu un modèle informatique indiquant que les cochons sauvages déracinent une superficie de 36 000 à 124 000 kilomètres carrés dans des environnements où ils ne sont pas natifs.

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Une espèce envahissante

L’Océanie est le continent le plus touché par ce phénomène. Les cochons sauvages y ont notamment fait des ravages sur environ 22 000 kilomètres carrés. Par ailleurs, les cochons de ce continent représentent plus de 60 % des émissions annuelles estimées de l’animal, ce qui équivaut à près de 3 millions de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone.

Originaires d’Europe et de certaines régions d’Asie, les cochons sauvages ont été introduits en Amérique par les premiers explorateurs espagnols. Aujourd’hui, l’on peut compter jusqu’à 9 millions d’individus aux États-Unis. En réalité, il s’agit d’une espèce envahissante que l’on retrouve aujourd’hui sur tous les continents du monde, à l’exception de l’Antarctique.

En plus de l’accélération du changement climatique, ils détruisent également les cultures des agriculteurs, attaquent les bétails et menacent la biodiversité de certaines régions. « Le contrôle des porcs sauvages nécessitera certainement une coopération et une collaboration entre plusieurs juridictions, et notre travail n’est qu’une pièce du puzzle, aidant les gestionnaires à mieux comprendre leurs impacts », a déclaré Nicholas Patton, co-auteur de l’étude.

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defiolle florenceMikaDla-tv-tue Auteurs de commentaires récents
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la-tv-tue
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la-tv-tue

Mais bien sûr exterminons les cochons sauvages maintenant ! Il me semble que le nombre d’animaux dit d’élevage (euphémisme pour des êtres maltraités du début à la fin) est largement plus important !!! Ils nous ont construit un monde de merde basé sur le fric et la consommation, ils ont… Lire la suite »

MikaD
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MikaD

Ah oui c’est sûr que la planète va mal a cause des animaux franchement il va falloir penser à les remplacer par des voitures vu que ça pollue moins le gasoil… Non plus sérieusement y’a encore des articles comme celui ci à notre époque qui cherche le problème chez les… Lire la suite »