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Malgré tous les efforts fournis pour endiguer la pandémie de coronavirus, nous risquons de vivre avec le virus pendant longtemps. De son côté, le gouvernement chinois a lancé un passeport numérique certifiant le statut sanitaire des voyageurs. Une initiative encore à l’étude aux États-Unis et en Europe.

Le certificat n’est pas obligatoire pour l’instant

Ce « certificat de santé pour les voyages internationaux » est disponible dans une application pour appareils mobiles. Celle-ci affiche et authentifie les données sanitaires des passagers, comme leurs tests et leur statut vaccinal. Lancé lundi dernier à partir d’un mini-programme intégré à l’application WeChat, il peut également être imprimé en version papier.

Censée offrir davantage de commodité lors de leurs voyages, elle n’est pas obligatoire pour l’instant et est uniquement disponible pour les Chinois. Le ministère des Affaires étrangères de Chine espère que ce certificat permettra de « promouvoir la relance économique mondiale et faciliter le passage des frontières », sans donner davantage de détails sur les bénéfices de ceux qui le possèdent, et sans préciser dans quels pays il sera valable.

Vers l’ouverture des frontières ?

Mis à part quelques foyers localisés, la Chine a globalement pu maîtriser la propagation du Covid-19 grâce à des mesures strictes. Depuis la fin du mois de mars 2020, l’entrée sur le territoire chinois est limitée. En dehors des citoyens chinois, seuls les diplomates étrangers, acteurs du monde des affaires ou encore des personnes possédant des permis spéciaux peuvent effectivement entrer dans le pays.

De plus, tous les voyageurs doivent obligatoirement effectuer une quarantaine d’au moins quatorze jours dans un hôtel, à leurs frais, à leur entrée sur le territoire. Le lancement de ce passeport numérique pourrait contribuer à une ouverture des frontières, ou à la levée de certaines restrictions de voyages à l’entrée ou à la sortie du pays. Cependant, cet objectif est voué à l’échec si aucun autre pays ne reconnaît la valabilité du certificat.

De leur côté, les États-Unis et le Royaume-Uni envisagent également de déployer des systèmes similaires. Un « passeport vert » sera notamment présenté par la Commission européenne le 17 mars prochain dans l’Union européenne. Les réticences de l’Allemagne et de la France risquent toutefois de compliquer les choses.

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