Une récente étude parue dans la revue JAMA Psychiatry le mercredi 11 septembre 2019 et rapportée par le MIT Technology Review révèle que les adolescents passant plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux sont plus à risque de développer des problèmes de santé mentale tels que l’anxiété, la dépression, l’agressivité ainsi qu’un comportement antisocial.

Une étude effectuée chez les plus jeunes

L’étude a été réalisée auprès de 6.600 jeunes Américains âgés entre 12 et 15 ans. Ils ont été interrogés sur le temps qu’ils passent quotidiennement sur les médias sociaux et s’ils rencontraient ou non des problèmes de santé mentale.

Les résultats de l’étude ont révélé que les participants qui passaient le plus de temps sur les plateformes sociales étaient ceux qui avaient le plus de risque de développer des problèmes de santé mentale et ce, même en tenant compte de leurs antécédents.

Les auteurs de l’étude ont déclaré que les réseaux sociaux affectaient à la fois la santé mentale des adolescents en leur causant des problèmes comme la dépression et l’anxiété ; et leur comportement externe puisqu’ils étaient plus sujets à des comportements antisociaux ou agressifs. Or, les adolescents ayant déclaré ne pas utiliser les médias sociaux ou passer le moins de temps sur les médias sociaux n’étaient pas du tout sujets à ces comportements antisociaux.

– Antonio Guillem / Shutterstock.com

Des résultats à prendre avec prudence

Les chercheurs déplorent le fait que les plateformes sociales évoluent si vite que les chercheurs ne peuvent préalablement les étudier et observer leurs effets sur le cerveau des enfants et des adolescents. Néanmoins, en ce qui concerne cette étude précise, certains problèmes peuvent être soulevés comme le fait que les informations ont été auto-déclarées par les adolescents et donc, peuvent ne pas être fiables et en dessous de la réalité.

Kira Riehm, étudiante en doctorat à l’établissement Johns-Hopkins et auteure principale de l’étude, affirme ainsi que la moyenne de trois heures par jour doit être prise à titre indicatif. Elle déclare : « Les études futures pourraient suivre, en temps réel, le temps passé sur les médias sociaux, ce qui fournirait plus de précision pour estimer une sorte de seuil. »

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