Selon un rapport, l’administration Trump continue d’effacer des informations essentielles sur le réchauffement climatique. Effectivement, récemment, l’US Geological Survey (USGS) a publié plusieurs billets sur l’activité sismique en Californie, le tout étant largement entravé de toutes les références initiales au changement climatique. L’administration Trump serait directement responsable.

Une véritable censure ?

C’est la revue très sérieuse Science qui vient s’attarder sur ce problème. Selon elle, dans le rapport publié par la United States Geological Survey, la conclusion, qui est le point culminant de leur étude, a tout simplement été supprimée par l’administration Trump. Il y était question du réchauffement climatique, considéré comme l’un des plus grands dangers menaçant l’économie de la région californienne, et la sécurité de sa population. À noter qu’un autre rapport, de Scott Waldman, journaliste à ClimateWire, dénonce la même suppression d’informations capitales.

D’après les auteurs de la revue Science, le rapport a d’abord été rédigé il y a plusieurs mois, puis soumis aux éditeurs et donc, à l’administration Trump. Cette dernière essayait de lui mettre des bâtons dans les roues, d’abord en le repoussant à plusieurs reprises. Tout cela prit des mois, et depuis, ce sont des passages entiers qui ont disparu. Évidemment, ils évoquaient tous le changement climatique, un cheval de bataille contre lequel Trump est farouchement opposé.

Des effets pourtant facilement mesurables

Voici par exemple une étude publiée le 19 mars dernier dans le journal Scientific Reports : « Les inondations côtières dues à l’élévation du niveau de la mer devraient provoquer la migration de centaines de millions de personnes dans le monde au cours du prochain siècle, créant ainsi d’importants défis économiques, humanitaires et de sécurité nationale. » Ce sont les chercheurs de l’étude qui ont écrit ces lignes, en conclusion. Ils démontrent ainsi que le niveau de la mer est en constante hausse et menace l’une des plus grosses économies mondiales, et aura un effet sur des centaines de millions de personnes.

En revanche, un communiqué de presse qui datait du 13 mars dernier est revenu sur l’étude. Il mentionnait par exemple un « climat changeant sur la côte californienne ». Pourtant, il n’y a aucune référence à la hausse du niveau de la mer, qui est pourtant centrale dans cette conclusion. Pareil pour le changement climatique. Le reste de la conclusion s’attardait plutôt sur les mesures à prendre, et notamment sur « les modèles informatiques de pointe » qui étaient utilisés dans les travaux, comme le rapportent nos confrères de TrustMyScience.

Et ce ne serait pas la première fois…

La revue Science indique également avoir reçu le témoignage d’un chercheur travaillant pour une agence gouvernementale, au même titre que la NASA ou l’USGS. Il déclare ainsi : « On nous a très clairement signifié que nous ne sommes plus supposés utiliser le terme ‘changement climatique’ dans nos publications. Elles ne seront pas validées si elles contiennent ce terme. »

Le journaliste Waldman ne s’est pas arrêté là. Il a examiné plusieurs publications antérieures, en remontant jusqu’à 2017. Il a ainsi pu démontrer que ce n’était pas le premier exemple, malheureusement, où l’administration Trump intervenait pour minimiser les conséquences du réchauffement climatique.

Ce seraient au total plusieurs rapports du gouvernement, initialement destinés à informer les journalistes et a fortiori le public, qui auraient été retouchés. À titre d’exemple, un ancien astronaute de la NASA qui a été nommé par Trump, James Reilly, accompagné par plusieurs responsables, aurait ordonné aux chercheurs d’utiliser des méthodes, centrées sur le court terme, afin de minimiser l’impact du changement climatique. Les conséquences devaient apparaître moins graves et moins alarmantes. Enfin, ce n’est pas tout, puisque le ministre de l’Agriculture et le ministre de l’Intérieur ont tous deux été accusés de supprimer des informations autour du climat…

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JEAN-MARC

Il suffirait aux américains et à tous ceux qui subissent des catastrophes climatiques de porter plaine en masse contre cet inconscient mais le veulent -ils?