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Une fenêtre sur l’Univers sombre : le télescope Hubble détecte un nouveau type d’objet cosmique

Il s'étend sur plus de 4 500 années-lumière

Matiere Noire
Image d’illustration — © NASA, ESA, and M. Brodwin (University of Missouri) / Wikimedia Commons

En sondant une région lointaine du cosmos avec le télescope spatial Hubble, des astronomes ont détecté une « galaxie avortée », contribuant à éclairer ses débuts et l’influence de l’insaisissable matière noire.

Cloud-9

On pense que la matière noire est omniprésente dans l’Univers (elle représenterait jusqu’à 85 % de sa masse totale). Alors pourquoi ne l’a-t-on jamais observée directement ? Parce qu’elle est invisible : elle n’émet, n’absorbe ou ne reflète pas la lumière.

Toutefois, cette composante énigmatique du cosmos semble se manifester par son influence gravitationnelle sur les étoiles, les galaxies et les amas, dont les mouvements et l’évolution seraient autrement difficilement explicables.

L’examen des données de Hubble a révélé la présence d’un ensemble gazeux inhabituel à proximité de la galaxie spirale M94, à environ 14 millions d’années-lumière de nous. Baptisé « Cloud-9 », il s’étend sur plus de 4 500 années-lumière.

Alors que l’effondrement de nuages moléculaires massifs est connu pour donner naissance aux étoiles, et donc aux galaxies, dans le cas de ce nouveau géant, l’absence claire de matériel stellaire indique un processus enrayé et un nouveau type d’objet cosmique. « Nous avons détecté une portion primordiale de galaxie ayant échoué à se former, au sein même de l’Univers local », écrivent les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Astrophysical Journal Letters.

Image radio de Cloud-9 par le télescope Very Large Array — © NASA / ESA/ VLA

RELHIC

D’après les astronomes, le profil unique de Cloud-9 appuie l’hypothèse des nuages d’hydrogène neutre limités par la réionisation (RELHIC). En d’autres termes : des halos de matière noire presque purs.

Concrètement, l’influence gravitationnelle de cette matière insaisissable structure Cloud-9, mais ses concentrations remarquables empêchent dans le même temps l’effondrement du gaz qu’il contient, indispensable à la formation d’étoiles.

De futures observations réalisées à l’aide du télescope spatial James-Webb pourrait permettre l’identification de davantage de ces « galaxies ratées », dont des vestiges isolés pourraient se cacher aux portes de la Voie lactée.

Par Yann Contegat, le

Source: The Independent

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