3 raisons d’aller voir Ready Player One, le nouveau Spielberg qui rendra tous les geeks nostalgiques

Ce mercredi 28 mars, les salles de cinéma françaises vont ployer sous la déferlante Ready Player One. Tiré du best-seller éponyme de 2011 et réalisé par Steven Spielberg, ce film est un hommage puissant et sincère aux années 80 si chères au papa d’E.T. et Indiana Jones. Une réussite ! 

 

Steven Spielberg à son meilleur !

L’année 2017 signe la réhabilitation de l’iconique réalisateur aux yeux du grand public. Après un passage à vide d’une petite décennie qui aura vu défiler des films tous plus oubliables les uns que les autres – Indiana Jones 4, de Cheval de guerre, Le Bon Gros Géant… – Steven Spielberg est revenu sur le devant de la scène avec le très classique Pentagon Papers nommé aux Oscars, et le très geek Ready Player One qui sort ce mercredi en salles.

Spielberg est un touche-à-tout : Science-fiction (Minority Report), Histoire (La Liste de Schindler) Aventures (la trilogie Indiana Jones), Horreur (Les Dents de la mer) Fantastique (E.T.), Animation (Les Nouvelles aventures de Tintin)… Il s’est approprié l’essentiel des genres cinématographiques avec plus ou moins de succès. Après ses derniers flops critiques et commerciaux, le papa de Jurassic Park a décidé de revenir à ses premiers amours en misant sur un film 100 % S-F qui mêle trois thèmes chers au cœur des téléspectateurs de 2018 : la dystopie, le jeu-vidéo, et les années 80 !

Un hommage aux 80’s

Les années 80 ont été littéralement façonnées par Spielberg, à la fois en tant que réalisateur, mais aussi en tant que producteur : les Goonies, les Gremlins et la trilogie Retour vers le futur c’est lui ! Depuis le triomphe de la série Stranger Things qui prend racine dans les Eighties, qui dépeint une sombre époque où les jeunes se déplaçaient exclusivement à vélo et dépensaient des fortunes dans les bornes d’Arcade, l’engouement pour ces années mythiques n’a cessé de croître – au point que l’adaptation de Ça s’inscrive dans les 80’s plutôt que dans les 50’s.

Ready Player One fourmille de références à cette culture geek longtemps méprisée et depuis réhabilitée sous le nom de Pop Culture. Des clins d’œil à la pelle qui peuvent facilement vous faire penser au fan service mais qui, malgré tout, demeurent essentiels à l’intrigue et revêtent une utilité pratique indéniable. Parmi ces innombrables références : des grands titres du jeu vidéo (Tomb Raider, Overwatch, Street Fighter II), des influences de films cultes (Akira, Retour vers le futur) et des personnages entrés dans le patrimoine mondial : le couple Joker-Harley Quinn, Chucky, King-Kong, le Géant de Fer... En bref, vous allez en prendre plein les yeux !

Jeu vidéo et cinéma : le mariage impossible ? 

En 2044, le monde est rongé par les guerres, la pauvreté, les maladies et les catastrophes environnementales. La vie étant ce qu’elle est, la plupart des gens préfèrent s’évader de leur misérable existence en revêtant un casque de réalité virtuelle et une paire de gants qui les propulse dans l’OASIS, un monde immatériel où tout est possible. Le succès de ce paradis informatique a fait de son créateur James Halliday un homme excessivement riche. Peu de temps après sa mort, une vidéo testament apparaît dans l’OASIS : James Halliday léguera son immense fortune et les rênes de sa société à celui qui trouvera l’Easter Egg caché dans le monde virtuel. La chasse au trésor peut alors commencer !

La question est récurrente à l’heure où les adaptations de gros titres du jeu vidéo débarquent sur grand écran : le cinéma peut-il traiter le jeu vidéo à sa juste valeur ? Dans l’ensemble, la réponse est non. Il n’y a qu’à voir le classement Rotten Tomatoes : la meilleure adaptation est le Tomb Raider de 2018 qui culmine à 50 %… Certes, Ready Player One n’est pas un jeu vidéo, mais un livre qui le place au centre de l’intrigue : ce qui rend son adaptation cinématographique deux fois plus périlleuse ! Mais Spielberg l’a fait, et il l’a complètement réussi.

Dans Ready Player One, le jeu vidéo n’est pas érigé en argument commercial destiné à attirer les foules de gamers toujours plus nombreuses – une pratique savamment dénoncée par Karim Debbache dans sa série Crossed – il jouit même d’un traitement à part. En effet, si l’OASIS peut d’abord apparaître comme un opium vidéo-ludique permettant échapper aux affres de la réalité, il va très vite se muer en outil de rébellion qui va mener à un affrontement final absolument gargantuesque ! Conclusion : si vous aimez les années 80, le jeu vidéo, la culture geek, et Steven Spielberg, Ready Player One est fait pour vous !


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