3 raisons d’aller voir Ça, le retour du clown qui a traumatisé toute une génération

Stephen King a accouché des meilleurs romans d’épouvante jamais écrits en seulement 43 ans de carrière. Son oeuvre la plus connue, et aussi la plus traumatisante pour toute une génération d’enfants ayant vu le téléfilm avec Tim Curry, bénéficie d’une adaptation sur grand écran. 3 bonnes raisons d’aller voir Ça – 1e partie !

 

UNE ODE AUX 80’S

Si vous êtes un lecteur assidu de Stephen King, vous ne pouvez ignorer la grande passion que nourrit le Maître de l’Effroi pour le Rock N Roll. A chaque roman, ce sont d’obscurs noms de groupes des années 50 et 60 qui refont surface, un name dropping enchanteur pour les aficionados mais hiéroglyphique pour les non-initiés… Et bien pour éviter ce genre de malaise, les producteurs ont carrément transposé l’histoire du Club des losers dans les 80’s – merci Super 8 et Stranger Things. Les références musicales et ciné ne sont plus le Rock N Roll et La Fureur de vivre mais Les Griffes de la nuit et New kid on the block ! Tout respire les années 80 : une bande de copains, la fuite à vélo dès qu’on perçoit le danger, la résolution d’un mystère, les adultes écartés du coeur de l’histoire… On recycle ce qui a fait le succès des Goonies et ça marche quand même en dépit du style horrifique !

DES ENFANTS PRODIGES 

La première partie de Ça se concentre donc sur cette bande de pré-ados aux prises avec Pennywise (Bill Skarsgard), le clown diabolique. La comparaison avec les Goonies en aura fait criser plus d’un, mais à part les ingrédients, les deux films ne partagent pas grand-chose en commun. Et surtout pas le casting. C’est l’un des gros points forts de cette adaptation : les acteurs en herbe font le taf ! Si vous êtes un habitué de Stranger Things, vous reconnaîtrez le visage familier de Finn Wolfhard, Mike Miller dans la série Netflix. Il tire définitivement son épingle du jeu en incarnant Richie Tozier le bout-entrain du groupe : on ne voit que lui ! Ses sorties comiques entre deux scènes haletantes permettent de reprendre quelques bouffées d’air frais, de décompresser avant de replonger dans les ténèbres du King.

PENNYWISE, CE CLOWN TUEUR D’ENFANTS

Nous gardons tous en tête la formidable interprétation de Tim Curry dans l’iconique téléfilm des années 90, kitch à souhait et complètement WTF tant elle est archétypée et cartoonesque. Nouveau venu dans le game, Bill Skarsgard a toutes les chances de détrôner l’ancien tenant du titre – à défaut d’être aussi culte, il est LARGEMENT plus flippant ! Certains n’hésitent d’ailleurs pas à comparer son interprétation à celle d’Heath Ledger dans The Dark Knight, tant elle réinvente ce rôle de clown figé dans le marbre depuis trop longtemps ! Et la claque est violente : Pennywise n’est pas monolithique mais tout en nuances ! Il sait se faire mielleux et doucereux pour attirer le petit Georgie jusqu’à la bouche d’égout, mais aussi pataud, gaffeur… Et assoiffé de sang. C’est limite si l’on ne voit pas un filet de bave dégouliner de sa bouche lorsqu’il braque ses yeux friands de viande fraîche !


C’est impossible, dit la fierté. C’est risqué, dit l’expérience. C’est sans issue, dit la raison. Essayons, murmure le cœur.

— William Arthur Ward