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Ces 5 espèces de mammifères ont une étrange particularité : ils ont tous le sang froid

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Les mammifères sont, la plupart du temps, des animaux couverts de poils qui nourrissent leurs bébés avec du lait. Parmi eux, on compte les ornithorynques, les souris, les éléphants, les êtres humains, et bien d’autres espèces encore. Ils se distinguent par leur « sang chaud », une capacité à produire de la chaleur corporelle, contrairement à d’autres animaux (comme les reptiles) dont la température du corps dépend entièrement de leur environnement. Il existe pourtant des mammifères qui ont le « sang froid ». 

Tous les mammifères peuvent produire une chaleur corporelle, un talent connu sous le nom d’endothermie. Cela signifie que la plupart des espèces de mammifères ont le sang chaud. Ils maintiennent une température corporelle élevée et relativement constante qui leur permet de vivre normalement dans de nombreux environnements. A l’inverse, la température du corps des poissons et des reptiles dépend entièrement de leur environnement : ce sont des animaux à sang froid (ectothermiques).

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Et pourtant, la température de certains petits mammifères n’est pas si stable que ça, et la définition de « sang chaud » ne leur correspond pas tout à fait. Bien sûr, ils ne sont pas de « sang froid » de la même façon que les poissons, les amphibiens et les reptiles. Mais ils sont capables de quelques prouesses en termes de refroidissement corporel. Par exemple, la température des mammifères nouveau-nés dépend entièrement de la température de l’environnement. La capacité à produire une chaleur interne débutera plus tard dans le développement. De même, lorsque les mammifères dorment, leur température corporelle tombe habituellement à un ou deux degrés.

Les espèces perdent souvent des capacités quand elles ne sont plus utiles. Par exemple, les animaux qui vivent dans des cavernes sombres ont tendance à perdre l’usage de leurs yeux. Il se peut que les mammifères qui vivent dans des endroits avec des températures stables n’aient pas besoin de se chauffer à l’intérieur. Les petits mammifères – dont de nombreux rongeurs, insectivores, chauves-souris, les marsupiaux et même certains primates – ont évolué de façon à pousser cette réduction de température beaucoup plus loin. Ils entrent dans un état d’économie d’énergie connue sous le nom de torpeur quotidienne.

 

L’écureuil terrestre de l’Arctique (Spermophilus parryii)

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L’écureuil terrestre de l’Arctique est l’un des hétérothermes les plus extrêmes. En 1989, des physiologistes de l’université de l’Alaska de Fairbanks ont étudié ces écureuils pendant leur hibernation. Ils ont découvert que leur température corporelle descendait, tenez-vous bien, jusqu’à -2,9 °C ! Cela peut faire sourire, mais c’est un miracle qu’il puisse descendre jusqu’à cette température sans congeler. Difficile donc d’avoir un sang plus froid que celui-ci.

 

La fleur chauve-souris (Syconycteris australis)

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Cette chauve-souris, qui évolue en Australie, passe d’une température corporelle de 36 °C la nuit à 20 °C la journée.

 

Le Microcèbe pygmée (Microcebus myoxinus)

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Le Microcèbe pygmée de Madagascar peut passer environ 10 heures par jour dans la torpeur, et sa température corporelle baisse jusque 7 °C.

 

Le rat-taupe nu (Heterocephalus glaber)

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Les rats-taupes nus sont intéressants du point de vue de la thermorégulation, parce qu’ils maîtrisent mal leur température corporelle. Cela est dû au fait qu’ils passent leur vie dans des tunnels souterrains à la température assez prévisible, habituellement entre 29 °C et 32 °C. Ils n’ont pas à dépenser d’énergie dans la thermorégulation. C’est l’exemple parfait d’une adaptation évolutive, et non d’une limitation physiologique.

 

Le petit opossum-souris du Brésil (Gracilinanus marica)

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Cette adorable créature d’Amérique du Sud serait capable de refroidir à 16 °C pendant des heures !

 

La chèvre des cavernes (Myotragus balearicus)

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S’il n’y a pas de preuve directe, des chercheurs espagnols ont démontré qu’elle avait le sang froid grâce l’étude de la microstructure de ses os ! Cette chèvre a vécu sur les îles Baléares jusqu’à l’arrivée d’Homo sapiens. L’état d’ectothermie aurait, selon les chercheurs, permis à cette chèvre de conserver de l’énergie dans cet environnement difficile.

 

Dans tous les cas, le maintien d’une température élevée et constante du corps est un exercice coûteux en énergie. Ce qui est véritablement surprenant, c’est que nous ne voyons pas plus les mammifères avec le sang froid. Avec les nouvelles technologies, il est possible que les scientifiques trouvent, dans les 10 ou 15 prochaines années, beaucoup d’autres d’espèces encore plus froides. Si vous vous intéressez aux mammifères aux particularités étonnantes, découvrez l’ornithorynque, ce mammifère hors du commun qui se distingue par ses caractéristiques invraisemblables.

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— André Gide

Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à sa tristesse.