Avec le docu Zéro Phyto 100 % Bio, découvrez ces communes qui ont préféré l’écologie à l’argent

Le 31 janvier sort dans les salles obscures le documentaire écologique Zéro Phyto 100 % Bio. Destiné à sensibiliser les consommateurs et la classe dirigeante sur les bienfaits de l’agriculture bio, à la fois sur notre santé et notre environnement, ce film est à mettre entre toutes les mains, aussi bien celles de nos petits écoliers que nos vieux politiques… 

 

Documentaire et cinéma

Depuis l’excellent Bowling For Columbine de Michael Moore, lauréat d’un césar et d’un oscar, le documentaire n’a cessé de se frayer un chemin jusque dans les salles de cinéma. En 2015, c’est le documentaire de Cyril Dion, Demain qui marque les esprits avec plus d’un million de spectateurs ! En 2016, Jacques Perrin revient sur le devant de la scène avec Les Saisons et captive près d’un million de curieux. En 2018, Guillaume Bodin espère créer l’événement avec son documentaire Zéro Phyto 100 % Bio.

Fruit d’un financement personnel, collaboratif avec les associations Agir pour l’environnement, Générations futures et Bio Consom’acteurs, et participatif via la plateforme ZesteCoop, Zéro Phyto 100 % Bio a réussi à se faire une place parmi les mastodontes de la rentrée 2018 que sont Les Tuche 3, Le 15h17 pour Paris, ou le 3e opus du Labyrinthe. Il est rassurant de voir que les documentaires ont encore leur place au cinéma, surtout lorsqu’ils traitent de sujets sensibles comme l’agriculture bio et les pesticides, généralement cantonnés aux chaines de France Télévision ou Arte. Guillaume Bodin signe trois ans après Insecticide mon amour un authentique film d’utilité publique à partager aux petits comme aux grands !

 

Des espaces verts naturels

Zéro Phyto 100 % Bio consiste en un immense tour de France des initiatives responsables, écologiques et durables mises en places en amont de la loi Labbé. Passée en janvier 2017, elle interdit l’utilisation de produits phytosanitaires – désherbants et pesticides – dans les espaces publics. Parole est donnée à ces hommes et femmes ayant surmonté les pressions politiques (lobbies) et sociales pour faire de leur ville et de leur village un havre de paix 100 % bio.

Versailles fait partie de ces communes précurseures en la matière. La « ville jardin » compte près de 1275 hectares de forêts et d’espaces verts complètement vierges de tout pesticide ! Une mesure audacieuse et à contre-courant pour l’époque, qui présente deux avantages : non content de réduire la facture de plusieurs milliers d’euros, l’abandon de produits phytosanitaires a aussi permis aux eaux de Versailles de retrouver leur limpidité naturelle ; oubliés les 130 000 litres de produits nocifs qui infestaient les eaux de la ville ! Si une ville aussi boisée et étendue que Versailles peut le faire, tout le monde peut le faire , non ?

 

La cantine, cauchemar des estomacs ?

Mars 2016 : le Sénat rejette le projet de loi visant à instaurer 20 % d’aliments bio dans les cantines scolaires. Motif avancé : « C’est une norme contraignante. » Mauvaise volonté ou pression des lobbies, il n’y a qu’un pas. Il faut dire que nombre de cantines scolaires et d’entreprises dépendent de gigantesques groupes industriels à l’image d’Elior ou Sodexo… Alors promouvoir des circuits courts, riches en produits bio et vendus par les agriculteurs du coin ne fait pas les affaires de tout le monde.

Pourtant, des dizaines d’écoles ont déjà adopté le modèle du bio à la cantine. Les traumatismes d’enfance liés aux repas servis à la pause déj’ – et Dieu sait qu’il y en a eu… – appartiennent au passé. À Barjac et Miramas, les plats élaborés dans les écoles primaires sont 100 % bio, équilibrés, et ravissent élèves comme professeurs. Si de modestes communes sont parvenues à servir des repas 100 % bio, il semblerait improbable que les grandes agglomérations, dotées de budgets 10 ou 20 fois plus importants – soient incapables d’incorporer 20 % d’aliments bio…

Zéro Phyto 100 % Bio est un documentaire éducatif et profondément optimiste qui mérite l’attention de tous, aussi bien pour sensibiliser nos enfants que pour rappeler à nos gouvernants que notre santé prime sur leurs intérêts.


Une méduse est composée de 98% d’eau

— @DailyGeekShow