
Vous connaissez le dicton : celui qui a trompé une fois trompera à nouveau. Selon des travaux menés il y a quelques années aux États-Unis, ce schéma comportemental s’avère récurrent.
« L’historique relationnel a son importance »
Publiée dans la revue Archives of Sexual Behavior, cette étude menée par des psychologues cliniciens de l’université de Denver visait spécifiquement à déterminer si le fait d’avoir déjà trompé constituait un facteur de risque d’infidélité future.
Pour le découvrir, l’équipe a soumis une cohorte de 484 adultes américains à une série d’entretiens et des questionnaires explorant leur profil et leurs comportements dans leurs relations sentimentales.
Environ 40 % des couples non mariés ont déclaré avoir été confrontés à l’infidélité à un moment donné de leur relation. S’il s’est avéré que les personnes infidèles par le passé étaient trois fois plus susceptibles de récidiver, et celles trompées deux à quatre fois plus susceptibles de l’être à nouveau, ces tendances étaient statistiquement comparables chez les deux sexes.
« L’historique relationnel a son importance », souligne Kayla Knopp, auteure principale de ces travaux. « Ce que nous faisons à chaque étape de nos relations amoureuses influence à un certain degré les prochaines, qu’il s’agisse d’infidélité ou d’autres facettes de la dynamique du couple. »

Des tendances plutôt que des trajectoires inéluctables
Aussi sombres puissent sembler ces perspectives, les chercheurs rappellent que la taille limitée de l’échantillon ne permet pas de tirer des conclusions définitives.
« Nos travaux révèlent davantage des tendances que des trajectoires inéluctables », note Knopp. « De nombreux romantiques au cœur brisé ou d’anciens infidèles parviennent probablement à sortir de ces schémas. »
Loin d’incriminer les victimes de tels comportements, la scientifique lie toutefois leur récurrence à un ensemble complexe de facteurs partagés, que de futurs travaux pourraient permettre d’identifier, leur fournissant ainsi des pistes pour éviter que ce type de scénario peu souhaitable ne se reproduise.
Précédemment, des travaux avaient suggéré des causes d’infidélité différentes chez les hommes et les femmes.
Par Yann Contegat, le
Source: IFL Science
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