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Toujours menacée, la dernière espèce de cheval sauvage accueille un nouveau poulain

Une bonne nouvelle pour sa conservation

— © Helen Dares / Wikimedia Commons

Le zoo du Bronx, à New York, a récemment annoncé une heureuse nouvelle : la naissance d’un adorable poulain de Przewalski, dernière espèce de cheval à n’avoir jamais été domestiquée.

Un équidé qui revient de (très) loin

Le cheval de Przewalski (Equus ferus przewalskii) est considéré comme le dernier véritablement sauvage. Physiquement, il se distingue de ses homologues domestiques par son corps plus trapu, sa crinière hérissée, semblable à celle des ânes, ainsi que des membres plus courts.

Si sa mention la plus ancienne provient d’un texte tibétain datant du IXe siècle, des documents historiques plus récents indiquent que l’espèce prospérait autrefois dans le nord de la Chine, les steppes d’Asie centrale, le Kazakhstan et la Mongolie. À partir du XVIIIe siècle, ses populations ont rapidement décliné, sous l’effet combiné du changement climatique, de la perte d’habitat et de la chasse.

Déclarée éteinte à l’état sauvage dans les années 1960, cette lignée a connu un rebond inattendu grâce à un premier programme d’élevage en captivité, impliquant les 12 derniers individus prélevés en 1947. Au cours des décennies suivantes, l’initiative a été étendue et une population minimale reconstituée, avec à terme l’objectif de la réintroduire progressivement dans la nature.

La première phase du projet est intervenue en Mongolie en 1992, où 16 chevaux de Przewalski ont été relâchés avec succès. D’autres opérations impliquant des petits groupes d’équidés ont par la suite été menées en Chine, au Kazakhstan et même à proximité de Tchernobyl, en Ukraine.

Nouvelle naissance au zoo du Bronx

Décrit comme espiègle et joueur, le poulain né il y a quelques semaines au zoo du Bronx peut désormais être observé en train de trotter avec le reste de son troupeau dans le parc du Wild Asia Monorail. Selon ses soigneurs, cette naissance représente un nouveau jalon pour les programmes internationaux d’élevage coordonnés entre plusieurs zoos et centres de conservation.

Aussi réjouissante soit cette nouvelle, le cheval de Przewalski n’est pas encore tiré d’affaire. Avec des effectifs estimés à moins de 2 000 spécimens à l’échelle mondiale, l’Union internationale pour la conservation de la nature la considère toujours comme en danger. Les populations réensauvagées restent particulièrement vulnérables aux pressions humaines et environnementales.

Le maintien de la diversité génétique des individus élevés en captivité constitue également un enjeu majeur, afin de réduire le risque de consanguinité, et de mutations néfastes, une fois ceux-ci réintroduits dans la nature.

En 2020, des chercheurs avaient cloné pour la première fois un cheval de Przewalski.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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