LEGO réalise une prouesse technique et fait rouler une voiture fabriquée avec un million de briques

La marque de jouet LEGO réussit une prouesse technique en même temps qu’un joli coup de pub : une équipe de la firme danoise est parvenue à reproduire son modèle de voiture Bugatti Chiron… en taille réelle ! Mieux : le prototype parvient même à rouler !

Une entreprise culte

Qui n’a jamais joué enfant avec les petites briques de la marque LEGO ? Combien de dimanches après-midis passés par des parents à tenter de reconstituer châteaux, vaisseaux spatiaux ou bateaux pirates ? Il faut admettre qu’il est difficile aujourd’hui d’échapper à l’influence de LEGO. La marque, numéro 1 mondiale dans le secteur du jouet, est tout simplement iconique. En 2015, elle obtient même le titre d’entreprise « la plus puissante du monde » devant… Disney! Avec ses près de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaire annuel et ses parcs Legoland répartis partout dans le monde, on peine à imaginer l’origine modeste de la marque : en 1932, un charpentier au chômage, Ole Kirk Christiansen, lance sa première gamme de petits jouets en bois.

Depuis, le mastodonte du jouet s’est diversifié (avant de se recentrer sur son coeur de métier à partir des années 2000, lorsqu’il traverse une mauvaise passe) et développé : avec ses innombrables gammes, ses parcs à thème de l’Amérique à l’Asie, ses centaines de boutiques partout dans le monde… Aujourd’hui, on estime que 400 millions d’enfants (et d’adultes) jouent au LEGO chaque jour. La marque danoise s’est aussi offert quelques records au Guiness Book, comme le « lego le plus cher du monde », un Faucon Millenium (le fameux vaisseau spatial emblématique de la première trilogie Star Wars) à 799,99 €, une tour de 35 mètres ou encore un bateau de 35 mètres de long ! Cette fois, un nouveau cap est franchi, puisque LEGO a bel et bien réussi à faire rouler une réplique de voiture à l’échelle 1:1, c’est-à-dire en taille réelle.

La réplique et l’originale

 

Une prouesse technique

A l’origine de la plupart de ces succès, des équipes d’ingénieurs performantes, et surtout l’expertise de l’usine de Kladno en République Tchèque. La Bugatti Chiron en question ne fait pas exception à la règle, tant les défis techniques à relever ont été nombreux. Une task force de 16 personnes, comprenant des spécialistes en design, en électronique et en mécanique a été mise sur place. Après plus de 13 000 heures de travail, le million de pièces a fini par être assemblé. Il a même fallu inventer 50 types de briques totalement inédits pour réussir cet exploit. Certaines pièces, à l’image des roues, ne sont cependant pas concernées. Mais le moteur, construit avec des pièces LEGO, fonctionne.

On ne s’affolera pas sur ses performances : alors que la Bugatti Chiron atteint la vitesse de 400 km/h, vous ne croiserez pas sa réplique sur un circuit automobile : il atteint les 30 km/h et le véhicule se met alors à trembler de toute part. Mais le simple fait de faire tourner le moteur d’un tel véhicule est une prouesse. Pour ce faire, les ingénieurs ont privilégié les pièces LEGO Technic. Cette gamme lancée dans les années 1970 s’écarte des traditionnelles briques de la marque, en développant des pièces mobiles comme des engrenages, des poulies, ou des leviers. Le modèle comporte 339 types d’éléments LEGO Technics, dont 4 032 engrenages et 2 016 essieux. Surtout, l’alimentation du moteur est fournie par 2 304 moteurs LEGO Power Function (dont la faible puissance est destinée à des répliques de modèle sur une échelle 1:8).

Les dernières vérifications.

 

Un jouet à deux millions d’euros

Il est assez peu probable que la firme se décide à commercialiser son petit bijou technologique. Avec un prix évalué aux alentours de 2 millions d’euros, vos enfants n’ont aucune chance de la découvrir sous le sapin de Noël (il faudrait déjà la faire rentrer dans le salon au onzième étage de l’immeuble). Mais s’ils insistent, on ne peut que vous conseiller de vous rabattre sur le modèle miniature (380 € tout de même). Sans doute conscient que personne n’aurait plus jamais l’occasion de conduire leur voiture, l’équipe a mis les petits plats dans les grands pour la phase de test.

Celui-ci s’est déroulé sur la véritable piste d’essai d’Ehra-Lessien, près de Wolsfburg en Allemagne. Et au volant, on retrouve un pilote pas tout à fait comme les autres : Andy Wallace, une légende du milieu (champion de Grande-Bretagne dans les années 1980, vainqueur des 24 heures du Mans en 1994, détenteur du record du monde de vitesse sur Formule 1 pendant plus de dix ans). Vous l’aurez peut être deviné, la piste et le pilote choisis sont les mêmes que pour les Bugatti Chiron originales ! On s’y croirait vraiment…


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