Des scientifiques américains ont récemment constaté que la consommation régulière de certains aliments était corrélée avec une réduction du risque de déclin cognitif plus tard dans la vie.

Une corrélation entre alimentation et fonctionnement cognitif

Dans le cadre de ces travaux présentés dans le Journal of Alzheimer’s Disease, une équipe de chercheurs de l’université d’État de l’Iowa a découvert que le fromage était lié à une plus grande protection à long terme contre les problèmes cognitifs liés à l’âge, tandis qu’une dose quotidienne de vin était associée à une amélioration globale des capacités cognitives.

« Nos résultats suggèrent qu’une consommation quotidienne et modérée de fromage et de vin rouge se révèle non seulement bonne pour nous aider à faire face à la pandémie actuelle de Covid-19, mais également à un monde de plus en plus complexe qui ne semble jamais ralentir », note le professeur Auriel Willette, auteur principal de l’étude. « Des essais cliniques randomisés nous permettront de déterminer précisément dans quelle mesure une adaptation simple de notre alimentation peut se révéler bénéfique pour notre cerveau. »

Les chercheurs ont analysé les données de 1 787 adultes, issus de la BioBank britannique. Âgés de 46 à 77 ans à la fin de l’étude, ceux-ci ont vu leur santé cognitive évaluée à trois reprises sur une période de dix ans (2006-2016), via le test d’intelligence fluide (FIT), offrant un aperçu en temps réel de la capacité d’un individu à « penser à la volée », et ont été interrogés sur leurs habitudes alimentaires.

— Leigh Prather / Shutterstock.com

Fromage, vin rouge et viande d’agneau

Bien qu’une grande variété d’aliments et de boissons ait été prise en compte (fruits, légumes, poisson, fromage, pain, thé, café, bière, vin et divers types de viande), l’étude a révélé que le fromage était, de loin, l’aliment le plus protecteur contre le déclin cognitif lié à l’âge (y compris à un âge avancé). Tandis que la consommation quotidienne de vin rouge et la consommation hebdomadaire d’agneau (mais pas d’autres viandes rouges) étaient associées à une amélioration du fonctionnement cognitif à long terme.

Les chercheurs ont également conclu qu’une consommation excessive de sel, mauvaise pour tout le monde, devait être surveillée étroitement chez les personnes susceptibles d’être atteintes de la maladie d’Alzheimer.

« Selon les facteurs génétiques dont vous êtes porteur, certains individus semblent être mieux protégés contre les effets de la maladie d’Alzheimer, tandis que d’autres semblent être plus à risque. Mais ces travaux montrent qu’une alimentation adaptée contribue à prévenir la maladie et le déclin cognitif », a déclaré Brandon Klinedinst, co-auteur de l’étude. « Peut-être que la solution miracle que nous recherchons est d’améliorer notre façon de manger. Savoir ce que cela implique nous offre une meilleure compréhension de la maladie d’Alzheimer et nous aide à mieux la combattre. »

— Alexander Chaikin / Shutterstock.com

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