Selon cette nouvelle étude, 2,4 % des morts causées par l’alimentation dans le monde pourraient être évitées en réduisant notre consommation de viande, et plus particulièrement de bœuf. Explications.

Délaisser la viande pourrait permettre de sauver des millions de vie

Tirer un trait sur la viande de bœuf pourrait permettre de sauver des millions de vies, tout en réduisant largement les émissions de gaz à effet de serre. Voici les conclusions des recherches menées par l’Oxford Martin School pour le compte du Forum Économique Mondial (WEF), organisé à Davos (Suisse) en début d’année. En remplaçant la viande par d’autres sources de protéines, il serait ainsi possible d’éviter 2,4 % des morts causées dans le monde par l’alimentation. Et le pourcentage de vies épargnées pourrait même grimper à 5 % dans les pays riches, où la consommation de viande bovine est beaucoup plus élevée.

Bien que l’étude ne fournisse pas de chiffres précis concernant le nombre de personnes décédant chaque année de causes alimentaires, le WEF a estimé que le fait de privilégier les protéines d’insectes ou végétales « pourrait empêcher des millions de morts inutiles chaque année », tout en précisant que la demande en viande allait continuer à augmenter au cours des prochaines décennies, avec une population mondiale atteignant 10 milliards d’individus d’ici 2050, et qu’il serait « impossible de la satisfaire ».

L’élevage bovin représente 25 % des émissions de gaz à effet de serre provoquées par l’alimentation

Sans renoncer totalement à la viande, « l’innovation dans les produits et l’amélioration de la production de bœuf, de porc et de poulet couplées aux efforts des consommateurs pour diversifier leur alimentation » contribueraient à l’amélioration de la santé à l’échelle mondiale. Sur les 13 sources de protéines analysées par les chercheurs (bœuf, porc, poulet, haricots, tofu, insectes…), ce sont les mycoprotéines (issues des champignons) et les pois qui offraient les meilleurs résultats sur le plan de la santé, avec une baisse de la mortalité allant jusqu’à 7 %.

Selon l’étude, la production de bœuf représentait à elle seule 25 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre provoquées par l’alimentation en 2010. Les bovins rejettent en effet des quantités énormes de méthane dans l’atmosphère, et l’accroissement des pâturages aux dépends des forêt a pour effet d’alourdir encore un peu plus l’empreinte carbone de ce type d’élevage. Selon Marco Lambertini de la WWF : « Les preuves sont claires, notre système alimentaire doit se transformer pour le bien de la planète et l’avenir de l’humanité. Nous sommes la dernière génération qui peut faire quelque chose avant que le système ne s’effondre ».

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